Le rapporteur du bureau de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, a procédé jeudi 7 mai 2026 à Kinshasa, à l’installation officielle d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion des quotités des frais académiques dans les établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).
Cette commission est chargée d’auditer la perception et la gestion des frais de dossier, frais bancaires et autres frais techniques ; dans un contexte marqué par des dénonciations de mauvaise gestion et d’irrégularités financières dans plusieurs institutions universitaires publiques.
Initiative du député André Mushongo
A l’origine de cette initiative, se trouvent des dénonciations formulées par le député André Mushongo, qui évoquent plusieurs irrégularités dans la gestion des fonds perçus auprès des étudiants.
Selon lui, des vérifications ont révélé le non-versement de certaines quotités du minéral par des responsables d’établissements publics, ainsi qu’une mauvaise affectation des fonds destinés à l’amélioration des conditions d’apprentissage.
L’élu de Tshikapa dénonce également des retards dans la délivrance des diplômes malgré le paiement des frais exigés par les étudiants.
Plusieurs frais perçus
Autres préoccupations soulevées : la perception continue des frais de construction dans certaines universités déjà financées par l’État, ainsi que la facturation des frais d’internet alors que des dispositifs de connexion gratuite auraient été installés dans plusieurs sites universitaires.
La commission devra ainsi faire la lumière sur la gestion des frais académiques, des frais connexes et des quotités destinées à différentes structures publiques au cours des trois dernières années académiques.
Composée de 23 membres, cette commission mènera ses travaux pendant 20 jours dans plusieurs villes universitaires du pays, avec pour objectif affiché de renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans le secteur de l’ESU.






