Un vendeur de la ville de Bunia, en province de l’Ituri, a reconnu vendredi 17 avril que le commerce ambulant est un métier difficile.
« Je commence à 12 heures jusqu’à 20 heures. Je me promène partout à Bunia. C’est un métier très difficile. Nous travaillons beaucoup. Lorsque nous marchons longtemps, nous perdons beaucoup d’énergie. C’est la raison pour laquelle nous cherchons à gagner au moins le double », a‑t‑il expliqué.
De nombreuses personnes, en particulier des jeunes sans emploi, dont certaines venues du Nord‑Kivu et du Sud‑Kivu, se tournent vers le commerce ambulant pour assurer leur survie.
Ils sillonnent les différents quartiers de la ville, marchandises en main, à la recherche de clients.
Sur la tête, au dos ou à la main, ces vendeurs transportent divers articles, notamment des vêtements, des chaussures, des boissons et bien d’autres produits.
Plusieurs affirment que les revenus sont meilleurs lorsqu’ils se déplacent à la recherche de clients, plutôt que de rester à un point de vente fixe.
Cependant, cette activité comporte également des risques et des effets négatifs.
Les vendeurs évoquent notamment les douleurs musculaires, la fatigue liée aux longues marches avec de lourdes charges, ainsi que l’exposition aux vols et aux accidents, malgré les avantages qu’ils disent tirer de ce commerce.
Par ailleurs, le commerce ambulant échappe en grande partie au contrôle des services de l’État, ce qui représente un manque à gagner pour le Trésor public.






