Le gouvernement congolais procède, depuis vendredi 31 juillet, au processus de recrutement des mandataires publics. Annoncée par la ministre du Portefeuille, Adèle Kahinda, cette opération vise à promouvoir la méritocratie, la transparence et la performance dans la gestion des entreprises de l’État.
Dans sa première phase, ce recrutement concerne quinze entreprises publiques considérées comme prioritaires. Au total, près de 140 postes de mandataires publics sont concernés, notamment les fonctions de président du conseil d’administration, directeur général, directeur général adjoint et administrateur.
Selon la ministre du Portefeuille, cette initiative repose sur des principes fondamentaux d’indépendance, de transparence, de concurrence, de mérite, d’équité et de représentativité du genre pour chaque poste à pourvoir. Le gouvernement entend ainsi garantir la qualité du management et renforcer l’efficacité opérationnelle des entreprises publiques.
Le recrutement sera conduit en trois vagues successives, chacune portant sur cinq entreprises. La première vague concerne des entreprises stratégiques pour l’économie nationale, à savoir :
- La Société nationale d’électricité (SNEL SA) ;
- La Régie de distribution d’eau (REGIDESO) ;
- La Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) ;
- La Régie des voies aériennes (RVA) ;
- L’Office national des transports (ONATRA).
Les responsables déjà désignés à l’issue d’un précédent processus compétitif ne sont toutefois pas concernés par cette nouvelle procédure.
Un appel ouvert à tous les Congolais
Pour assurer l’égalité des chances, le gouvernement a lancé un appel public à candidatures accompagné de termes de référence détaillés. Ces informations seront diffusées à travers les médias ainsi que sur les plateformes numériques dédiées.
Le processus est ouvert à tous les citoyens congolais, qu’ils résident sur le territoire national ou à l’étranger. Les candidatures devront être soumises exclusivement par voie électronique, dans le souci de garantir la transparence et la traçabilité de la procédure.
Pour l’exécutif, cette initiative constitue une étape déterminante dans la modernisation de la gouvernance des entreprises du Portefeuille de l’État. Elle traduit la volonté du gouvernement d’abandonner progressivement les désignations fondées sur des critères non compétitifs au profit d’un système privilégiant la compétence, le mérite, la performance et la redevabilité.
À travers cette démarche, les autorités espèrent renforcer la crédibilité des entreprises publiques, améliorer leur gestion et attirer des profils capables de relever les défis économiques et financiers auxquels elles font face.
Alors que les attentes sont grandes, ce processus est présenté comme un test important de la volonté du gouvernement d’instaurer durablement une culture de mérite et de bonne gouvernance au sein des entreprises publiques congolaises.


