Le gouvernement de la République démocratique du Congo mobilise 7,7 millions de dollars américains, à travers le Fonds de régulation économique, pour relancer les activités de l’entreprise CDI‑Bwamanda.
A cet effet, le ministère de l’Économie nationale et cette entreprise ont signé un protocole d’accord, jeudi 16 avril, visant à redynamiser la production agricole de CDI‑Bwamanda dans la province du Sud‑Ubangi.
A travers ce partenariat, les autorités congolaises entendent renforcer les filières maïs et soja, améliorer les conditions de production des agriculteurs et garantir un meilleur approvisionnement des marchés, notamment celui de Kinshasa.
Le projet prévoit notamment la distribution de semences améliorées, l’accompagnement technique des producteurs, ainsi que le renforcement des capacités de transformation, de stockage et de transport des produits agricoles.
Le Fonds de régulation économique, qui accompagne cette initiative, souligne que ce type d’appui vise à stabiliser les prix des denrées de base, tout en assurant un soutien durable à la production locale.
Pour les responsables du secteur, cette signature ne constitue pas un acte isolé, mais l’aboutissement d’un processus engagé depuis 2024, à la suite de plusieurs missions d’évaluation menées par le ministre de l’Économie dans des zones à fort potentiel agricole, dont le Sud‑Ubangi.
Sur le terrain, le CDI‑Bwamanda, fort de son expérience dans l’encadrement des producteurs, voit dans ce partenariat une véritable opportunité de relance de ses activités au bénéfice des populations rurales.
« Ce programme vient en appui aux activités de CDI‑Bwamanda. Il permet de redynamiser une structure habituée à accompagner les paysans. Il sera question d’assurer la sécurité alimentaire, de développer la filière agricole et de valoriser la production locale. C’est, à mon sens, un modèle idéal à suivre pour booster l’économie à partir des communautés locales », a déclaré le directeur général de CDI‑Bwamanda, le révérend père Dominique Dewe Sana.
A terme, ce programme devrait améliorer les revenus des agriculteurs, renforcer la sécurité alimentaire et contribuer à la baisse des prix des produits agricoles sur les marchés.






