La mairie de Matadi, dans le Kongo-Central, intensifie la sensibilisation de la population en prélude au prochain recensement général de la population et de l’habitat.
Depuis le début de la semaine, le maire Dominique Nkodia a multiplié les réunions avec les bourgmestres, les chefs de quartiers et les responsables d’avenues afin de préparer le déploiement des équipes sur le terrain.
Lors de ces échanges, il a rappelé à ses administrés que la RDC n’a plus organisé de recensement général de la population depuis 1984. Pour de nombreux habitants, cette opération constitue donc une première expérience.
Les autorités territoriales de base saluent une démarche qui devrait permettre de disposer de données plus précises sur la population, en remplacement des estimations utilisées jusqu’ici.
« C’est nous, les chefs de quartiers, qui faisons les rapports à l’état civil. Avant, les chiffres étaient souvent estimés, mais maintenant nous allons faire un vrai recensement », explique Dibua Nsakala, président des chefs de quartiers de Matadi.
Lutte contre les rumeurs
La sensibilisation vise également à répondre aux interrogations de la population sur les objectifs du recensement.
M. Nkodia, appelle les habitants à ne pas associer cette opération au processus électoral et met en garde contre les rumeurs.
« Les mauvaises langues viennent toujours tromper la population en lui faisant croire que l’organisation du recensement est une manœuvre dilatoire destinée à retarder les élections. Non, là n’est pas la question. Les gens ne doivent pas lier le recensement aux élections », affirme-t-il.
La campagne de sensibilisation doit se poursuivre notamment par des opérations de porte-à-porte dans les différentes avenues de Matadi, afin d’informer les habitants et de favoriser leur participation au recensement, souligne l’autorité urbaine.




