Le maire de Mwene-Ditu, Gérard Tshibanda Kabue, menace de saisir les marchandises des vendeurs installés sur la voie publique dans cette ville de la province de Lomami. Il appelle les commerçants installés le long de l’avenue du Marché et aux abords de l’école Luanyo à rejoindre le marché central.
Après plusieurs campagnes de sensibilisation restées sans effet auprès de certains commerçants, l’autorité urbaine annonce des mesures plus strictes. Les marchandises exposées sur la voie publique pourront désormais être saisies et remises aux pensionnaires de la prison centrale.
L’avenue du Marché est l’une des principales artères de Mwene-Ditu. Elle croise la Route nationale n°1 et mène notamment vers l’aérodrome. De nombreux commerçants y ont installé des kiosques en tôles, en nattes ou en matériaux de fortune, formant un important couloir commercial le long de la chaussée.
Pour le maire, cette occupation n’est pas justifiée, d’autant que des espaces seraient disponibles gratuitement au marché central.
« Il y a beaucoup de places vides et on a donné même les places gratuitement sans demander aucun franc », explique Gérard Tshibanda Kabue.
Des nuisances autour d’une école
L’autorité municipale évoque également les nuisances causées aux élèves de l’école Luanyo, située à proximité de ces installations commerciales. Selon le maire, le bruit et l’accumulation des déchets perturbent les conditions d’apprentissage et posent des problèmes de salubrité.
« Les enfants n’étudient pas dans de bonnes conditions à cause du bruit et on jette même toutes les saletés dans les terrains de l’école », déplore-t-il.
Le maire affirme avoir lancé les campagnes de sensibilisation dès 2023. Face à la persistance de l’occupation des voies publiques, il dit vouloir désormais passer à des mesures coercitives.
« Pour le moment, ce que nous voulons faire, c’est commencer à ravir les biens », annonce Gérard Tshibanda Kabue, précisant que les marchandises saisies pourraient être remises aux détenus de la prison centrale.
Il envisage également la destruction de certains kiosques installés sur la voie publique.
Selon le maire, au-delà des problèmes de circulation et de salubrité, l’occupation des grands axes routiers expose les vendeurs aux accidents. Plusieurs commerçants auraient déjà perdu la vie dans des accidents de circulation survenus le long de ces routes très fréquentées.
Il dit vouloir libérer ces axes et orienter les vendeurs vers le marché central, où il affirme avoir aménagé des espaces pour les accueillir.





