Revue de presse du lundi 15 juin 2026
Ce lundi 15 juin, l’actualité dans les médias reste dominée par les réactions et les accusations croisées au lendemain du sit-in de l’opposition à Kinshasa contre la révision constitutionnelle.
Répondant à une vague d’indignations relayée à la suite de la marche organisée par l’opposition contre le changement de la Constitution, le secrétaire général de l’UDPS et président intérimaire du parti, Augustin Kabuya, est monté au créneau ce dimanche 14 juin 2026, lors d’une réunion tenue au quartier général du parti à Limete, il a livré une charge sans précédent contre les dirigeants de l’opposition, les accusant de préparer un scénario d’incendie et de déstabilisation, rapporte Le Potentiel.
Pour 7sur7.cd, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, passe à l’offensive. Il accuse formellement la Dynamique C64 d’avoir « recruté des miliciens Mobondo pour attiser l’insurrection » au cœur de la capitale, justifiant ainsi, selon lui, la vigilance des forces de l’ordre.
Un angle de lecture diamétralement opposé chez les opposants. Dans les colonnes du Forum des As, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) monte le ton. Le parti de Joseph Kabila dénonce fermement la répression de ce sit-in, qu’il qualifie d’« atteinte grave aux droits démocratiques » garantie par la République.
De son côté, Le Phare estime que la prise de parole de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, exhortant les Congolais à faire bloc contre toute révision de la Constitution à la veille de cette manifestation, ne passe pas. Le quotidien qualifie l’ex-chef de l’État de « premier pourfendeur de la Constitution » et tranche en écrivant qu’il « n’a pas de leçon à donner ». Selon l’analyse de ce média, l’ancien président tente simplement de « rendre la monnaie de sa pièce » à son successeur, Félix Tshisekedi, en oubliant les manœuvres similaires déployées sous son propre régime.
Cette situation de tensions politiques inquiète au-delà des frontières de la RDC. Actualite.cd et 7sur7.cd rapportent que l’Union Européenne est sortie de son mutisme. L’UE exprime sa vive préoccupation, soutient la poursuite judiciaire des auteurs des troubles et exhorte formellement les autorités congolaises à « faire toute la lumière » sur ces violences. Pour sa part, l’Agence congolaise de presse (ACP) indique que la Belgique « prend note de l’annonce d’une enquête » par les instances officielles pour situer les responsabilités de part et d’autre.




