Revue de presse du lundi 26 janvier
La visite de travail de Félix Tshisekedi en République du Congo et la modification du code de justice militaire sont largement relayées, ce lundi 26 janvier, par les journaux et les médias en ligne.
Le Quotidien rapporte que le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a effectué, ce samedi 24 janvier 2025, une visite de travail, de 24 heures à Oyo (département de la Cuvette). Les présidentielles de mars prochain au Congo et la situation sécuritaire à l’Est de la RDC ont figuré au menu des échanges, à huis clos, avec son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso
« Devant aller aux urnes au mois de mars prochain, Denis Sassou N’Guesso doit compter sur son frère de l’autre côté du fleuve, Félix-Antoine Tshisekedi qui est venu lui confirmer ce soutien. Ceci, lorsqu’on sait que les élections en Afrique sont souvent accompagnées d’une crise post-électorale avec le risque d’une implosion sociale. Agressé par le Rwanda, la Rdc a besoin de l’accompagnement et de l’expérience du président congolais qui a toujours été aux côtés du peuple congolais pour la recherche des solutions idoines pour la résolution de la crise à l’Est de la République », explique ce journal.
Congo Nouveau note pour sa part que d’après le Président Félix Tshisekedi, malgré l’existence des processus de Washington et de Doha, certaines parties continuent de ne pas honorer leurs engagements.
« C’est un aîné de la région, un Chef d’État qui est très influent dans la région, il était donc normal de venir le briefer sur le développement des événements en République Démocratique du Congo, ce qui est tout à fait normal. À l’Est, il y a la guerre, une guerre injuste et barbare qui nous est imposée. Il y a des processus de paix qui ont été engagés pour lesquels d’ailleurs les protagonistes se sont aussi engagés mais qui ne sont pas respectés par certains », a fait savoir Félix Tshisekedi devant la presse à l’issue de la rencontre.
Actualité. Cd rappelle pour sa part qu’Il ya un an, ce 26 janvier, Goma tombait. La capitale provinciale du Nord-Kivu, principale ville de l’est de la RDC, passe sous le contrôle du groupe politico-militaire AFC/M23, soutenu par le Rwanda. Une bataille d’une intensité inédite, sans commune mesure avec la prise de la ville en 2012, qui a marqué un tournant durable dans le conflit à l’est du pays.
La législation sur la justice militaire modifiée
Dans un autre registre, le Congo Nouveau fait savoir que « Christian Tshiwewe est désormais justiciable ». En effet, explique le tabloïd, le gouvernement congolais ajuste sa législation pour rendre possible le jugement des hauts officiers des forces armées en particulier les généraux de trois et quatre étoiles actuellement inculpés dans plusieurs dossiers sensibles.
Dans le système congolais, le rang du prévenu impose que la juridiction soit présidée par un officier d’un grade égal ou supérieur. Une exigence qui a récemment posé un problème face au cas du général d’armée Christian Tshiwewe, ancien commandant en chef des FARDC, pour lequel ni la Haute cour militaire ni l’Auditorat général ne permet d’officiers plus gradés ou plus anciens pour siéger. Pour lever cette impasse institutionnelle, le ministre de la Justice a soumis vendredi au Conseil des ministres un projet de loi modifiant le Code de procédure militaire. Le texte a été approuvé, poursuit le Journal.
L’Agence congolaise de presse (ACP), citant le porte-parole du Gouvernement, précise que « ce texte introduit la possibilité de faire juger un prévenu par des juges des grades inférieurs, mais de la même catégorie lorsqu’il y’a impossibilité de constituer le siège avec des juges plus gradés ou moins anciens dans le grade ».
Toujours selon Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des médias, lors de la lecture du compte rendu du conseil des ministres, ces innovations concernent également le fonctionnement du ministère public, note l’ACP.
« Cette possibilité concerne aussi l’officier du ministère public audiencier et a aussi le mérite d’assurer la flexibilité des règles qui gouvernent l’administration de la justice militaire, ainsi que leur adaptabilité autant que possible avec les réalités militaires », a précisé le compte rendu du conseil des ministres.





