La plupart des orphelins et des enfants déplacés de guerre vivant sans encadrement sont de plus en plus exposés à la délinquance à Butembo.
Selon le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO), l’absence d’un établissement de garde pour l’éducation de ces enfants est à la base d’un faible taux de décision dans les dossiers de justice.
Le REDHO renseigne que, sur un total de 379 dossiers à rouler pour l’année 2025 dans les trois tribunaux pour enfant, seuls 7% des dossiers obtiennent soit un jugement soit une décision
A l’occasion de la journée internationale de l’enfant de la rue, célébrée le 12 avril, cette structure tire la sonnette d’alarme face à la montée du phénomène « Enfants vivant dans la rue » de Butembo.
Muhindo Wasivinywa, coordonnateur du REDHO, renseigne que les enfants de la rue qui commettent des manquements deviennent parfois récidivistes. Ceci en raison du manque d’établissement de garde pour leur rééducation.
Il explique que la rééducation et la charge des mineurs en conflit avec la loi revient exclusivement à l’Etat. Selon lui, les tribunaux de paix de Butembo et de Lubero faisaient office du tribunal pour enfant dans cette entité.
Muhindo Wasivinywa appelle ainsi les autorités compétentes à procéder à la construction d’un centre pour accueillir et encadrer ces jeunes.
« L’État doit construire un établissement de garde pour l’éducation de l’enfant à la ville de Butembo.»
Les tentatives de la Radio Okapi pour obtenir les réactions des autorités judiciaires de Butembo, à ce sujet, n’ont pas abouti.






