L’interruption du trafic sur les axes routiers Ngungu–Remeka et Rubaya–Remeka plonge le territoire de Masisi (Nord-Kivu) dans une crise socio-économique étouffeante depuis plus d’une semaine.
Dans la chefferie des Bahunde, la fermeture bilatérale de ces artères vitales, imputée à l’AFC/M23 à la suite d’offensives menées par les milices d’autodéfense Wazalendo, asphyxie les échanges commerciaux et bloque le ravitaillement des populations civiles prises au piège des affrontements.
Dans les groupements d’Ufamandu ainsi que dans le secteur de Katoyi, le blocage des voies d’accès produit déjà des effets dévastateurs sur la chaîne d’approvisionnement.
Il y a d’accord la pénurie de produits de première nécessité. Les carburants et biens fabriqués en provenance de Goma et de Sake ne parviennent plus dans les localités de l’intérieur.
L’autre conséquence reste le gaspillage des récoltes agricoles.
Les vies et denrées alimentaires issues des champs d’Ufamandu et Katoyi restent bloquées, faute de pouvoir rejoindre le centre commercial de Ngungu.
Ligne de front mouvante et attaques de convois marchands
Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure extrêmement volatile, marquée par une alternance de contrôles territoriaux entre les belligérants. Dimanche dernier, les Wazalendo ont repris la localité de Kasake après trois jours d’affrontements intenses.
En réplique, l’AFC/M23 a délogé les groupes d’autodéfense des agglomérations de Ngingwe et Malemo, dans le Bashali Mokoto, ce mercredi 15 juillet.
« Outre ces affrontements réguliers entre les FARDC, leurs alliés Wazalendo et l’AFC/M23, la prolifération de bandes armées augmente les risques d’embuscades. Ce jeudi, un convoi de commerçants effectuant la liaison Goma-Walikale a été la cible d’une attaque armée à Kafunsi, entre Kaanja et Kashebere. »
Face au risque de rupture d’approvisionnement mondial et aux violences répétées visant les civils, la société civile de Masisi tire la sonnette d’alarme et exige des parties au conflit l’ouverture immédiate des axes routiers pour garantir la libre circulation des personnes et des marchandises.






