Les casques bleus bangladais de la MONUSCO ont lancé une vaste campagne de sensibilisation de proximité sur Ebola, le week-end dernier, à Rhoo et Seseti, dans le territoire de Djugu (Ituri). Cette initiative vise à protéger les milliers de personnes déplacées vivantes dans ces zones de forte promiscuité, alors que la province demeure l’épicentre de cette 17e épidémie de virus Ebola.
Soutenus par les équipes de liaison communautaire de la Mission onusienne, les soldats de la paix ont sillonné les artères de la localité de Rhoo pour prêcher les mesures barrières. Équipés de mégaphones, ils ont exhorté les familles déplacées à une prise de conscience immédiate face à la dangerosité de la souche Bundibugyo qui sévit dans la région.
Le message des équipes de la MONUSCO s’est voulu direct et pragmatique pour briser les réticences locales : le virus Ebola n’est ni une invention, ni le fruit d’une croyance mystique, mais une urgence sanitaire mortelle. Face à la vulnérabilité extrême des camps de déplacés, les casques bleus ont insisté sur le respect strict des règles d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, la limitation des contacts physiques et le signalement en temps réel de tout cas suspect aux autorités sanitaires.
Cette offensive contre la désinformation s’étend également au village de Seseti, dans la périphérie de Blukwa-État. Preuve de la transversalité de la menace, la base militaire des Forces armées de la RDC (FARDC), installée sur la colline de Rhoo, a également été intégrée à ce circuit de sensibilisation afin de prémunir les troupes engagées sur le front sécuritaire.






