À Kinshasa, l’instabilité de l’approvisionnement électrique a favorisé l’émergence d’un nouveau petit commerce : les cabines de recharge. Devenues incontournables dans plusieurs quartiers, ces structures permettent aux habitants d’alimenter téléphones et batteries, mais imposent un coût supplémentaire aux ménages.
Un service de proximité indispensable
Faute d’électricité à domicile, de nombreux Kinois se pressent quotidiennement vers ces points de recharge. Pour de nombreux usagers, ce service est la seule alternative pour rester connectés ou s’éclairer la nuit, malgré l’impact financier.
« Ça nous aide beaucoup, mais ça coûte cher. On paie déjà les factures d’électricité à la SNEL, mais comme il n’y a pas de courant, on n’a pas le choix », déplore un habitant rencontré devant une cabine.
Une opportunité économique parsemée de défis
Pour les exploitants, la forte demande représente une opportunité d’affaires réelle. Cependant, la rentabilité de ces petites unités de service reste fragile. Les gérants doivent faire face à plusieurs contraintes logistiques :
- L’achat régulier de carburant pour les générateurs ;
- Les coûts élevés d’entretien du matériel ;
- L’instabilité des revenus selon la fréquence des clients.
En attendant une solution durable au problème des délestages, ces cabines de recharge s’imposent comme un palliatif, bien que couteux, pour la population.





