À l’approche de la rentrée scolaire fixée au 1er septembre 2026, les établissements scolaires de Beni, au Nord-Kivu, assouplissent les conditions d’admission pour permettre aux enfants déplacés de guerre de poursuivre leur scolarité malgré l’absence de documents scolaires.
Arrivées à Beni après avoir fui notamment Goma et Bukavu occupées par les rebelles de l’AFC/M23, des familles déplacées ne disposent plus des dossiers administratifs et scolaires de leurs enfants. Les responsables d’écoles publiques et privées ont affirmé jeudi 26 août, avoir mis en place des mécanismes alternatifs pour faciliter leur inscription.
Des procédures adaptées pour déterminer le niveau des élèves
Les établissements peuvent notamment inscrire les enfants sur présentation d’une fiche d’identification administrative. Pour reconstituer leur parcours scolaire, les responsables des écoles de Beni contactent par téléphone les établissements que fréquentaient auparavant les élèves.
Lorsque aucun document ni aucune trace administrative ne sont disponibles, des épreuves d’évaluation sont organisées afin de déterminer le niveau correspondant à chaque enfant.
« Pour les enfants qui n’ont pas de dossiers scolaires, nous organisons une formation pour tester réellement s’ils ont été dans leurs précédentes classes », explique Mumbere Maliro, directeur du Complexe scolaire de l’Excellence.
Un appel à ne pas exclure les enfants déplacés
La sous-division de l’Éducation nationale à Beni appelle les responsables d’établissements à faire preuve de souplesse afin d’éviter que l’absence de documents ne prive les enfants déplacés de leur droit à l’éducation.
« Je demande aussi aux chefs d’établissements de ne pas rejeter les appels des parents déplacés qui viennent avec les enfants », plaide le responsable de la sous-division.
Ces dispositions doivent permettre à des centaines d’enfants déplacés de reprendre les cours dès le 1er septembre, malgré les difficultés liées à leur déplacement.






