Les activités scolaires sont perturbées à l’école primaire de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) à Kananga, dans le Kasaï-Central.
Les enseignants de cet établissement dénoncent le non-paiement de leurs salaires depuis septembre dernier. Cette situation de précarité affecte désormais l’encadrement des élèves.
Un moral en berne chez les enseignants
Depuis huit mois, le personnel enseignant travaille sans rémunération. Cette accumulation d’arriérés rend le quotidien difficile, impactant l’accès au logement et à la nourriture pour de nombreuses familles.
« Il est difficile de travailler dans ces conditions car nous sommes démoralisés. Nous ne sommes pas disposés à encadrer les enfants comme il se doit », explique un enseignant de l’établissement.
Selon les grévistes, les conditions de vie précaires influencent négativement leur état mental et leur capacité à donner le meilleur d’eux-mêmes en classe.
La coordination régionale appelle à la patience
Face à cette colère, le coordonnateur régional des écoles de la SNCC, Augustin Mulumba, tente de calmer le jeu. Il souligne que la gestion de la paie échappe à sa compétence locale.
La situation se résume ainsi :
- La responsabilité des paiements incombe à la direction générale basée à Lubumbashi
- Les fonds ne sont pas encore disponibles au niveau régional
- Des démarches sont en cours auprès de la haute hiérarchie pour régulariser la situation.
Augustin Mulumba assure que les enseignants rentreront dans leurs droits dès que la trésorerie le permettra. En attendant, l’incertitude plane sur la suite de l’année scolaire pour les enfants des cheminots à Kananga.






