La province éducationnelle Ituri 1 affiche un bilan positif pour le déroulement de la session ordinaire de l’Examen d’État 2026. Malgré un contexte marqué par l’insécurité résiduelle et la résurgence de l’épidémie de la maladie à virus Ebola, tous les centres de passation sont pleinement opérationnels et sécurisés.
Contre toute attente, la cartographie des examens n’a pas été chamboulée cette année dans un contexte sécuritaire et sanitaire fragile. Au total, 55 centres de passation accueillent les candidats dans la province éducationnelle Ituri 1, incluant une particularité transfrontalière : un centre délocalisé à Kampala, en Ouganda.
Selon le directeur provincial de l’Éducation nationale, Yvon Mouke, ce statu quo est le fruit d’un calme précaire mais réel dans les zones autrefois sous haute tension, notamment dans les territoires de Mambasa et de Djugu :
« La situation sécuritaire étant devenue assez calme, tous les centres ont gardé le lieu où ils sont implantés. Nous n’avons reçu aucun rapport selon lequel il y a des inquiétudes quelque part sur le plan sécuritaire. Donc ces examens sont en train de très bien se passer », rassure Yvon Mouke.
Riposte contre Ebola : un protocole sanitaire strict dans les salles
Pour faire barrage à l’épidémie d’Ebola en pleine période d’évaluation, les autorités éducatives, appuyées par le gouvernement et l’UNICEF, ont déployé les grands moyens. Un protocole sanitaire rigoureux est appliqué dans chaque centre :
- Kits de prévention : Installation systématique de dispositifs de lavage des mains et utilisation de thermoflashs à l’entrée.
- Distanciation physique : Les salles de classe ont été réorganisées pour n’accueillir qu’en moyenne 25 candidats afin de limiter les contacts.
Les chefs de centres ont reçu des directives strictes pour faire respecter ces barrières sanitaires. Une mission réussie à ce stade, le directeur provincial s’avouant « très satisfait » de n’avoir reçu « aucun rapport négatif ».
Le bémol de l’absentéisme
Malgré ce tableau globalement encourageant, l’ombre du conflit plane toujours sur le parcours de certains élèves. Des cas d’absentéisme et de déperdition scolaire sont d’ores et déjà signalés dans quelques localités. A Fataki, les autorités scolaires ont signalé un taux d’absence de 50 % à la suite des violences armées. Elles affirment qu’une évaluation minutieuse sera menée dès la clôture des épreuves afin de déterminer le taux de participation réel des finalistes de cette édition 2026 de l’Examen d’Etat.






