Les médecins membres du Syndicat libre des médecins (SYLIMED) ont entamé ce jeudi 10 juin un mouvement de grève générale et illimitée. Cette décision fait suite à l’expiration d’un préavis de trois jours, donnée aux autorités.
Le syndicat conditionne la reprise du travail par l’amélioration des conditions socioprofessionnelles et le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaire de ses membres.
Selon le secrétaire général du SYLIMED, le docteur André Kasongo Kasomboy, cet arrêt de travail vise à interpeller directement le gouvernement sur la précarité dans laquelle évoluent les professionnels de la santé.
Le cahier des charges du syndicat s’articule autour de trois réclamations majeures :
Le paiement de cinq mois d’arriérés de salaire pour les médecins soumis à la paie réglementaire ; La régularisation des avancements en grade au sein du corps médical ; La mécanisation (inscription sur les listes de paie) de 1 000 nouveaux médecins par trimestre.
Un service minimum attendu dans les hôpitaux publics
Bien que la grève soit déclarée sur toute l’étendue du territoire national, les modalités pratiques concernant la prise en charge des urgences médicales graves restent à clarifier afin de ne pas paralyser totalement les structures sanitaires publiques.
Radio Okapi a tenté de joindre le ministre de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale pour obtenir la réaction du gouvernement face à ces revendications, mais toutes ses démarches sont conservées infructueuses jusqu’à la publication de cet article.






