Le Collectif des radios communautaires de proximité de l’Ituri (CORACOPI) appelle les médias, journalistes et leaders d’opinion à s’abstenir de relayer les contenus de désinformation liés à la lutte contre l’épidémie d’Ebola. L’organisation a lancé cet appel ce mardi 2 juin, dénonçant la multiplication de vidéos et d’images diffusées sur les réseaux sociaux qui, selon elle, alimentent la méfiance de la population et fragilisent les efforts de riposte.
Selon le CORACOPI, plusieurs incidents liés à la désinformation ont déjà été enregistrés en Ituri depuis la déclaration officielle de cette nouvelle flambée épidémique.
Une alerte face à la montée des rumeurs
La plateforme de radios communautaires affirme constater une progression inquiétante du discours remettant en cause l’existence même de la maladie.
« Beaucoup de gens commencent à douter de l’existence de l’Ebola. Pourtant, cette maladie est réelle et sévit dans notre communauté », a déclaré un représentant du CORACOPI, appelant les médias à renforcer leur rôle dans la diffusion d’informations fiable.
Freddy Lorima, coordonnateur de cette organisation, dénonce également la circulation de contenus susceptibles de discréditer les efforts conjoints du gouvernement congolais et de ses partenaires internationaux dans la riposte.
Le CORACOPI invite les radios locales et les plateformes numériques à intensifier la lutte contre les fausses informations.
« Dès qu’il y a des mésinformations ou des rumeurs, nous ne devons pas nous taire. Nous devons les corriger pour permettre à la population d’avoir la vraie information », a-t-il insisté, estimant que la communication de proximité reste un outil essentiel pour freiner la propagation du virus.
Appel à la responsabilité sur les réseaux sociaux
La structure met également en garde les utilisateurs des réseaux sociaux contre la diffusion de contenus non vérifiés, estimant que ces pratiques contribuent à la résistance communautaire contre les équipes de riposte.
Elle appelle à la conscience citoyenne afin d’éviter la diffusion d’images et de vidéos susceptibles de semer la confusion et de nuire aux efforts de lutte contre Ebola.
Vers des poursuites judiciaires pour cybercriminalité
Enfin, le CORACOPI demande aux autorités judiciaires de perpétuer les auteurs de désinformation et de contenus trompeurs, qualifiés de cybercriminalité.
Selon l’organisation, ces pratiques prennent de l’ampleur en Ituri et constituent une menace directe pour la santé publique dans une province déjà confrontée à une épidémie active.






