Les prix des produits sur les marchés de Kisangani (Tshopo) restent inchangés, malgré la suspension, depuis une semaine, des taxes sur les produits de grande consommation décidée par le ministre provincial des Finances. Cette mesure visait à soulager les ménages confrontés à la hausse des prix alimentaires.
Au marché Cabine, les étals sont bien approvisionnés, mais les visages des acheteurs restent croustillants. L’annonce gouvernementale n’a eu aucun impact visible : le prix du riz, de l’huile ou de la farine n’a pas baissé. Sur place, la déception est générale, comme en témoigne une cliente :
« Cette décision du gouvernement provincial n’a pas d’influence positive sur les prix des produits alimentaires sur le marché, puisqu’ils restent les mêmes ».
Même constat dans un autre grand marché de la ville, où l’avant et l’après-mesure se confondent. Les prix restent élevés, frustration et incompréhension suscitantes. « Qu’ils descendent eux-mêmes sur le terrain pour faire le constat et prendre des mesures afin de faire baisser les prix », souhaite une autre consommatrice.
Le gouvernement provincial espérait freiner la flambée des prix en suspendant ces taxes. Une décision saluée sur le principe, mais jugée insuffisante par les opérateurs économiques. Pour la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le problème est plus structurel. Selon son vice-président, Robert Osundja, il faut agir en amont :
« Il aurait dû commencer par la réhabilitation des routes de desserte agricole et prévoir, dans les chefs-lieux de collectivités ou de groupements, des silos pour conserver la production annuelle ».
Parmi les causes de la hausse des prix figure également la rareté de certains produits sur le marché local, due notamment à l’absence d’approvisionnement en provenance de Kinshasa par voie fluviale. Une situation qui continue de maintenir la pression sur les prix et sur le quotidien des ménages à Kisangani.




