Les soins de santé sont désormais gratuits dans toutes les structures sanitaires de la province de l’Ituri pendant la période de l’épidémie d’Ebola. Cette mesure a été annoncée vendredi 19 juin 2026 soir à Bunia par le ministre de la Santé publique.
La mesure vise à faciliter l’identification rapide des cas suspects et à renforcer la prise en charge des malades afin de contenir la propagation de l’épidémie.
Selon les responsables de la riposte contre Ebola, certaines structures sanitaires continuent de garder des patients présentant des symptômes compatibles avec la maladie au lieu de les identifier rapidement vers les centres de traitement spécialisés.
Pour le Gouvernement, la gratuité des soins permettra d’identifier plus facilement les cas suspects, d’assurer une prise en charge précoce des malades et de renforcer la lutte contre l’épidémie.
Cette mesure concerne également les soins de santé primaires et la prise en charge d’autres maladies courantes, notamment le paludisme, qui demeure l’une des principales causes de mortalité en RDC.
Le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, précise que les coûts de ces prestations seront pris en charge par le Gouvernement :
“Une des faiblesses de toutes les ripostes, c’est que les structures, notamment les structures privées, ont tendance à garder les malades parce que les malades payent. C’est souvent trop tard qu’on nous dit maintenant, ok, va maintenant à l’hôpital. Au lieu qu’ils gardent les malades, nous allons prendre en charge les autres malades qu’ils ont, mais les malades Ebola envoyés au centre de traitement pour que nous les prenions en charge correctement”.
Par ailleurs, dans le cadre du renforcement de la riposte, le ministre a annoncé le doublement de la prime accordée aux prestataires de santé engagés dans la lutte contre Ebola.
“Des prestataires qui travaillent dans la riposte, j’ai décidé de doubler leurs primes, parce que ce sont des personnes qui protègent nos vies et qui protègent notre pays finalement, contre cette flambée-là”.
Le ministre a également instruit l’Institut national de santé publique d’identifier toutes les structures sanitaires concernées ainsi que le personnel éligible afin de faciliter la mise en œuvre effective de cette mesure.




