Les habitants du quartier Tshibanda, dans la commune de Mont‑Ngafula, à Kinshasa, disent vivre dans une grande détresse face à la montée de l’insécurité. Réagissant samedi 2 mai sur Radio Okapi, ils ont indiqué qu’il ne se passe presque pas un jour sans que des cas de criminalité ne soient signalés dans la localité de Nzengi‑Cogelos et ses environs.
Isolés du reste de la ville à cause de routes impraticables, les habitants affirment vivre dans une précarité extrême. Cette situation favorise l’insécurité et renforce un sentiment d’abandon au sein de la population. Ils interpellent ainsi les autorités compétentes afin de renforcer la sécurité dans cette partie de la capitale.
« La police qui devrait nous protéger travaille parfois en complicité avec les criminels pour ravir nos biens de valeur, surtout les motos. Nous exigeons aux autorités de nous venir en aide. Avant, nous ne vivions pas comme ça. L’absence de courant électrique aggrave l’insécurité », se plaint un habitant de Nzengi‑Cogelos.
De son côté, le président des notables du quartier Tshibanda, François Mukoka, déplore l’abandon dont sont victimes les habitants et souligne l’urgence d’une intervention des autorités.
« Le quartier est complètement abandonné. Nous exigeons aux autorités de nous venir en aide de toute urgence », a‑t‑il déclaré.
Pour les notables, le rétablissement de l’électricité, l’accès à l’eau potable et la réhabilitation des routes locales constituant des réponses essentielles pour faire face à cette crise sécuritaire.
Depuis plus de trois ans, plusieurs zones de Nzengi‑Cogelos sont plongées dans l’obscurité, à la suite de la destruction d’une cabine de distribution électrique, une situation qui accentue la vulnérabilité des habitants et facilite les actes criminels.






