Il fut un temps où l’AS Maniema Union avançait dans ces Play-offs avec la sérénité des équipes qui semblent déjà connaître leur destination. Puis sont arrivées deux gifles successives. D’abord l’AS Simba, une défaite de 4 buts à 1 et ensuite les Aigles du Congo (2-1) . Et soudain, la machine unioniste s’est mise à tousser .
Ce samedi 16mai 2026 , à l’heure d’affronter l’AS Vita Club au stade TP Mazembe , les Kambelembelés jouent donc un match aux allures de carrefour. Un de ces rendez-vous où une victoire relance tout tandis qu’une nouvelle chute commence à réveiller les premiers doutes. Car dans ces Play-offs , le classement change vite, mais les certitudes encore plus rapidement
Maniema Union veut stopper l’hémorragie
Auteur d’un début de campagne séduisant, le club de Kindu avait impressionné par sa solidité défensive et sa maîtrise collective. Lors des deux premières journées, Maniema Union donnait presque l’impression d’une équipe installée dans ses habitudes de patron. Puis le décor s’est fissuré.
Six buts encaissés lors des deux dernières sorties. Une défense devenue soudainement vulnérable. Et surtout cette sensation désagréable d’avoir perdu le contrôle au plus mauvais moment. Pourtant, du côté unioniste, le discours reste calme. Presque froid.
« Les deux dernières défaites ne nous ont pas perturbés mais elles nous ont ralentis parce que nous espérions une suite de victoires d’affilée car ça nous aurait bien installés. Et là nous sommes uniquement focalisés sur le match à venir », a confié Pisco Vuanga, entraîneur adjoint de Maniema Union.
Une manière de dire que la panique n’a pas encore franchi les portes du vestiaire. Mais dans le football, les mots rassurent rarement aussi bien qu’une victoire .
Vita Club retrouve des couleurs
En face, l’AS Vita Club arrive avec une dynamique presque inverse. Après une entame hésitante marquée par quatre buts encaissés en deux matches, les Moscovites semblent avoir retrouvé une forme d’équilibre. Deux victoires consécutives. Deux clean sheets. Et surtout une confiance progressivement reconstruite après plusieurs semaines d’incertitude.
Les Bana Mbongo avancent désormais avec ce mélange dangereux de prudence et d’enthousiasme retrouvé. Et même si les statistiques récentes ne leur sont pas favorables, les Vert et Blanc sentent peut-être que le moment est venu de reprendre un statut qui leur échappe depuis trop longtemps face aux Unionistes.
Un duel devenu psychologique
Les deux dernières confrontations entre les deux clubs s’étaient terminées sur des scores nuls (0-0) durant la phase classique. Des matches fermés, tendus et presque étouffants.
Mais derrière ces résultats équilibrés se cache une réalité plus embarrassante pour Vita Club. les Moscovites n’ont plus battu Maniema Union depuis le 4 décembre 2021. Près de cinq années d’attente. C’est une éternité pour un club habitué à regarder ses adversaires dans les yeux plutôt qu’à subir leur domination .
Conscient de l’enjeu, Maniema Union sait néanmoins que le danger sera bien réel. « Nous devons rebondir avec les trois points. Nous avons quand-même une idée sur cette équipe de Vita Club. Les deux équipes ne sont plus les mêmes. Le match va se jouer sur le plan mental. »,a déclaré l’entraîneur adjoint de Maniema Union
Et peut-être que tout se résume effectivement au mmental. Car techniquement, les deux équipes se connaissent. Tactiquement aussi. Mais dans ce genre de choc, ce sont souvent les nerfs qui finissent par écrire l’histoire.
Le défi des Moscovites loin de Kinshasa
Un détail continue cependant de poursuivre Vita Club comme une ombre discrète. Les Kinois n’ont toujours pas remporté le moindre match en dehors de Kinshasa depuis le début des Play-offs. Une statistique gênante. Presque ironique pour un club de cette dimension.
Face à Maniema Union, les Moscovites auront à cœur de confirmer leur réveil et enfin de prouver qu’ils savent voyager sans perdre leurs ambitions en route. Ce duel entre Unionistes et Moscovites sent déjà la poudre, la pression et ces journées où les ambitions se froissent au moindre faux pas.
Germain Ngoy






