L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a confirmé, lundi 20 avril, avoir été sollicitée par le Gouvernement congolais pour assister un premier groupe de quinze migrants arrivés à Kinshasa vendredi dernier en provenance des États-Unis. Tout en fournissant une aide humanitaire, l’organisme précise qu’il ne joue aucun rôle dans l’accord bilatéral liant la RDC et les Etats-Unis.
Arrivés le 17 avril, ces ressortissants de pays tiers bénéficient d’une assistance fondée sur des évaluations individuelles de leurs besoins. L’OIM souligne que son mandat se limite à l’accompagnement humanitaire et, le cas échéant, à l’aide au retour volontaire pour ceux qui en expriment le souhait, conformément aux cadres juridiques en vigueur.
Neutralité et principes de protection
L’OIM a tenu à clarifier sa position face aux interrogations soulevées par ce transfert :
Libre consentement : tous les retours assistés par l’organisme reposant strictement sur le consentement préalable et éclairé des personnes concernées. Indépendance opérationnelle : l’organisation ne participe pas à la sélection des personnes transférées ni à la détermination de leur statut sur le territoire congolais. Droit de retrait : l’OIM se réserve le droit de suspendre son implication si les normes minimales de protection des droits ne sont pas garanties.
Une responsabilité gouvernementale
Le porte-parole de l’OIM a insisté sur le fait que les questions relatives aux termes techniques ou au champ d’application de cet accord bilatéral relevant exclusivement des autorités gouvernementales de la RDC et des États-Unis.
Cette précision intervient alors que l’arrivée de ces migrants suscite de nombreux débats au sein de l’opinion publique congolaise sur les capacités d’accueil et les clauses de coopération entre les deux nations.




