La grève des agents de Tenke Fungurume Mining (TFM), l’un des plus importants producteurs de cuivre et de cobalt en République démocratique du Congo, est entrée dans son deuxième jour ce mardi 2 juin.
À l’origine du mouvement, le rejet de la nouvelle convention collective signée entre la délégation syndicale et la direction de l’entreprise. Les travailleurs estiment que ce document ne répond pas à leurs attentes et dénoncent leur exclusion du processus de négociation. Les travailleurs réclament de meilleures conditions salariales et sociales.
Les travailleurs dénoncent une convention signée sans consultation
Dans un mémorandum rédigé au directeur général de TFM ce mardi, les agents accusent la délégation syndicale d’avoir révisé la convention collective avec l’employeur sans les consulter au préalable.
Selon eux, leurs principales préoccupations n’ont pas été prises en compte dans le document signé. Ils réclament notamment une revalorisation du salaire de base, le paiement des heures supplémentaires ainsi qu’une générale de leurs conditions de travail.
Parmi les principales revendications formulées par les travailleurs figurent également une indemnité de logement équivalente à 30 % du salaire net, des frais scolaires de 85 dollars par enfant, une de la prise en charge médicale ainsi qu’une prime de fin de négociations de 1 500 dollars.
Les agents estiment que ces mesures permettront de mieux répondre aux réalités socio-économiques auxquelles ils sont confrontés.
Production perturbée et accès au site bloqué
Depuis le début de la grève lundi 1er juin, les activités sont perturbées sur le site minier. Selon un employé ayant requis l’anonymat, plusieurs machines sont à l’arrêt, une situation susceptible d’affecter la production de l’entreprise.
Des sources locales rapportent également que certaines voies d’accès menant au site ont été barricadées afin d’empêcher les favorables à la reprise des activités des travailleurs de rejoindre leur poste.
Jusqu’à présent, ni la délégation syndicale de TFM ni les responsables de l’entreprise n’ont réagi publiquement aux revendications des travailleurs.






