Les attaques attribuées aux rebelles des ADF continuent de faire de nombreuses victimes et de provoquer d’importants déplacements de population dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. L’Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes (APDEF) a dressé, vendredi 29 mai, un bilan alarmant des violences enregistrées au cours des trois dernières semaines dans la chefferie de Babila Babombi.
Selon cette organisation, plusieurs attaques ont été perpétrées au mois de mai dans les groupements de Bangole et de Babila Teturi. L’APDEF affirme que ces incursions auraient provoqué la mort de plus d’une centaine de personnes et fait plusieurs disparus.
L’organisation rapporte également d’importants dégâts matériels. Plusieurs habitations et motos auraient été incendiées, tandis que de nombreux biens auraient été pillés par les assaillants.
Ces chiffres n’ont toutefois pas pu être confirmés de manière indépendante auprès des autorités locales ou militaires. Certaines autres organisations de la société civile présentes dans la zone évoquent néanmoins un lourd humain et matériel, sans avancer de chiffres précis.
Toujours selon l’APDEF, les violences ont entraîné des déplacements massifs de population. Plusieurs villages auraient été abandonnés par leurs habitants, tandis que de nombreuses familles se retrouveraient aujourd’hui sans abri.
Face à cette situation, l’organisation appelle au renforcement des opérations conjointes menées par les FARDC et l’UPDF contre les ADF. Elle plaide également pour une assistance humanitaire d’urgence en faveur des personnes déplacées.
Tous les efforts entrepris par Radio Okapi pour obtenir la réaction des militaires responsables dans la zone sont restés sans suite.






