Les opérations de la compagnie pétrolière et gazière Perenco présentent des risques importants pour la santé des habitants de la concession pétrolière de Moanda, dans la province du Kongo-Central. C’est ce que révèle une enquête menée par l’ONG Human Rights Watch (HRW).
Selon Agathe Sarfati, chercheuse principale au sein de la division Environnement de HRW, l’étude repose sur des preuves solides, notamment l’analyse d’images satellitaires et des images exclusives provenant des sites d’exploitation.
« Ces preuves révèlent des sources multiples de pollution : de l’air, des sols et des eaux. L’air est pollué par le brûlage du gaz, parfois à seulement 80 mètres des habitations. Nous avons également recueilli des photos et vidéos montrant que l’entreprise brûle ses déchets à ciel ouvert, ce qui est particulièrement dangereux pour la santé. Enfin, le manque de maintenance des sites entraîne des fuites récurrentes de pétrole, contaminant sols et sources d’eau », explique-t-elle.
Les résidents et médecins interrogés font état de symptômes préoccupants tels que vomissements, maux de tête et vertiges. HRW alerte aussi sur le risque de maladies chroniques liées à l’exposition aux métaux lourds.
L’ONG affirme que Perenco dispose de données environnementales qu’elle refuse de divulguer.
De son côté, le Gouvernement congolais avait commandé un audit environnemental il y a plus d’un an et demi, dont les résultats ne sont toujours pas publiés.
Contactée par Radio Okapi, la société Perenco promet de réagir dans les prochains jours.





