Bonjour Monsieur le Journaliste, je vous remercie pour votre question sur la Ville Sainte de Nkamba, la Nouvelle Jérusalem. Pourquoi ce statut de Ville Sainte ?
Depuis des siècles, la représentation de Jésus de Rome est utilisée comme un instrument de conquête, d’aliénation, d’exploitation et de domination du monde. Derrière ce visage imposé se cache une construction idéologique qui a servi à justifier des systèmes de pouvoir sanguinaires, à déposséder des peuples de leur histoire et à détruire des spiritualités authentiques.
Il s’agit, à compter de ce jour, de rétablir la vérité longtemps occultée : celle de la première civilisation africaine, de sa profondeur spirituelle et de son rôle central dans l’histoire de l’humanité. À travers Nkamba, Ville Sainte, et l’héritage de papa Simon Kimbangu, c’est la véritable lecture du monde qui émerge.
Depuis le 6 avril 2026, Nkamba est élevé au statut national de Ville Sainte car c’est le berceau de notre spiritualité authentique. C’est le lieu où notre histoire se réécrit telle qu’elle était à l’origine de notre civilisation. Nkamba n’est pas devenue la Nouvelle Jérusalem en opposition à la ville de Jérusalem, celle façonnée par les sionistes.
Le catholicisme romain ne repose sur aucun fondement propre en matière de civilisation et de spiritualité. Ce qui a permis l’émergence du christianisme occidental, c’est l’appropriation de l’histoire culturelle des peuples koushites et bantous. Des éléments issus des récits d’Isis et d’Osiris ont été récupérés, mêlés à d’autres récits provenant de diverses civilisations, puis reformulés et institutionnalisés à Rome, donnant naissance à une structure entièrement fabriquée par l’humain.
Un homme politique, Constantin Ier, a imposé par la violence le christianisme et établi le Vatican comme centre spirituel, dans une logique de domination des civilisations de son époque. Cette entreprise a laissé des cicatrices profondes : colonisation, pillages, massacres et disparition de nombreuses civilisations. Certaines villes et cultures ont disparu à jamais.
Le pillage systématique d’une partie du patrimoine culturel mondial, y compris celui de la RDC, est encore conservée au Vatican.
Après la peste de Venise, avant la rédaction et la diffusion de la Bible telle que connue aujourd’hui, ces archives ont été réécrites selon leurs interprétations et intégrées dans les récits bibliques. Dans ce contexte, il est inacceptable qu’un religieux catholique quelconque s’autorise à tenir des propos présomptueux à l’égard d’une civilisation originelle telle que le kimbanguisme.
C’est dans cette perspective qu’il nous apparaît urgent, en réponse, de ne pas laisser l’ignorance s’enorgueillir, et de contribuer à l’élévation du niveau de connaissance des prêtres catholiques congolais :
La terre aujourd’hui désignée comme palestinienne ou israélienne ne correspond pas, dans les récits anciens, aux réalités telles qu’elles sont présentées actuellement. À l’époque des faits dits bibliques, les structures géographiques et politiques que nous connaissons aujourd’hui n’existaient pas encore. De même, certaines grandes dynasties, comme celle de la famille Saoud, se sont constituées bien plus tard dans l’histoire. Avant leur arrivée, ces territoires étaient désertiques. Parmi les civilisations les plus anciennes, on retrouve celles du peuple Bantu. Ces derniers sont descendus vers l’Égypte, favorisant le développement des mathématiques, de la médecine, des sciences, ainsi que des systèmes d’initiation spirituelle. Ils ont ensuite traversé la Méditerranée, diffusant leurs savoirs vers d’autres régions du monde. Dans cette lecture historique, certaines interprétations contemporaines tentent de restaurer les origines des civilisations. Par exemple, le président russe, Vladimir Poutine révélais que Jésus-Christ est noir. Les racines spirituelles de Jésus-Christ prennent source dans l’héritages antique du Royaume Kongo. Le symbole de la croix, par exemple, existe dans la tradition kongo bien avant son appropriation par le christianisme occidental. Il ne s’agit pas d’une représentation imaginaire, mais d’un symbole ancestral véridique.
C’est en réponse à ce type de réflexions erronées que papa Simon Kimbangu affirmait que l’on finit toujours par attraper un voleur avec l’objet qu’il a dérobé. Avec le temps, un mensonge répété fini par être accepté comme une vérité. Le Vatican a mis en place des systèmes d’asservissement qui se sont perpétués dans le temps, au point que certains religieux congolais en viennent à défendre des intérêts qui ne sont pas les leurs. Ils sont ainsi le prolongement de ces influences étrangères en Afrique.
L’enseignement est un autre de leur prolongement d’aliénation. Par exemple, les cartographies de l’Afrique sont totalement erronées. L’Egypte se trouve au sud du Congo et non au nord, étant donné que l’eau coule et ne remonte pas.
Si l’on examine certaines figures du catholicisme, comme Padre Pio, on constate qu’elles ont été entourées de nombreuses controverses. Il affirmait porter les stigmates du Christ et incarner sa seconde venue, mais des analyses historiques ont réfuté catégoriquement leurs authenticités. Plus largement, de nombreux récits diffusés en Occident sur la figure du Christ apparaissent comme des constructions ou des interprétations transformées, parfois éloignées des réalités historiques originelles.
La théologie romaine s’inscrit dans une logique de conquête et de colonisation, adaptée au fil du temps en un système moderne, le néocolonialisme. C’est ainsi que le Vatican s’est construit à l’aide des richesses issues des peuples africains, prélevées durant les périodes esclavagistes et coloniales. C’est le pape Nicolas V qui autorisa l’esclavage par les entreprises d’expansion du Portugal et de l’Espagne.
Il est impossible d’ignorer les atrocités commises durant la période coloniale : les mains coupées des travailleurs du caoutchouc, les violences systémiques et les exactions, auxquelles les missionnaires catholiques ont été les commanditaires.
Le Concile cadavérique, au cours duquel le corps du pape Formose fut exhumé plusieurs mois après sa mort sur ordre du pape Étienne VI, jugé, condamné, puis jeté dans le Tibre.
Les Ordres anciens, lié au Vatican comme l’Ordre des Templiers, ont influencé la formation des sociétés secrètes, une énième source de perdition pour l’Afrique.
Quant au Pape François, son passé en Argentine a suscité de nombreuses controverses, notamment en lien avec des périodes de violences politiques. Tout récemment, à l’ONU, l’Argentine s’est opposée à la reconnaissance de l’esclavage comme le pire crime contre l’humanité, une proposition portée par le Ghana. Cette posture soulève une question : reconnaître pleinement ces crimes impliquerait-il que certaines institutions, y compris le Vatican, aient des comptes à rendre ? Qui en porte la responsabilité historique ? Qui contribue encore aujourd’hui à entretenir l’instabilité, notamment à l’Est de la RDC ? Qui a participé à la transformation des systèmes éducatifs, pour perpétuer l’aliénation culturelle ? c’est l’église catholique.
Dans l’actualité, le président américain Donald Trump affirme que la nomination du pape Léon XIV est le fruit de son intervention, et non d’un choix divin. Les papes n’ont donc rien de divin et leurs désignations est avant tout le résultat de rapports de force et de stratégies en tout genre.
Aujourd’hui, le temps est venu pour nous d’écrire notre propre histoire. C’est précisément ce réveil qui provoque un vent de panique chez ceux qui ont longtemps contrôlé les récits.
La présence de papa Simon Kimbangu dans le monde ne se limite pas à sa naissance en 1887 ni au début de sa mission en 1921. Sa dimension dépasse le cadre contemporain. Son nom Kimbangu signifie le révélateur des choses cachées. Si l’on se réfère à la Genèse verset 1, il est écrit que la terre était plongée dans les ténèbres et que l’Esprit de Dieu annonçait la lumière. Même si la Bible de Venise a été réécrite, modifiée et, elle est fondée sur des archives bien plus anciennes : papyrus, manuscrits coptes, écrits hiéroglyphiques et traditions hermétiques.
Au sein même du catholicisme, certaines vérités ont été reconnues. Jean-Paul II, en tant qu’intellectuel, a lui-même contribué à ouvrir certaines réflexions critiques lorsqu’il déclarait que Jésus est noir et il est né au nord de l’Angola.
Nkamba comme Ville Sainte :
Nkamba est considérée comme la Ville Sainte par excellence, car elle abrite des lieux sacrés majeurs : le Kilongo de papa Simon Kimbangu ainsi que ceux des Trois Saints Papas, la source d’eau de Sima, eau bénite intarissable depuis les temps anciens, le Musée Papa Simon Kimbangu qui conserve de précieuses reliques, ainsi qu’un patrimoine linguistique et culturel fondé notamment sur le kikongo. On y trouve également le Mémorial et le Temple dédiés à la commémoration des 37 000 familles déportées, ainsi que la résidence du Chef spirituel, faisant de Nkamba un centre spirituel structuré et vivant.
À titre de comparaison, en Israël, plusieurs sites sont associés au tombeau de Jésus, ce qui donne lieu à des interprétations multiples et contradictoires.
Dans le même temps, ce territoire, présenté comme un centre majeur de lieux saints, est engagé dans des tensions et des affrontements avec l’ Iran, héritier d’une civilisation perse plurimillénaire.
Il est donc essentiel de rappeler que de nombreuses villes saintes existent à travers le globe, notamment en Arabie saoudite, en Inde et au Népal.
L’Afrique, longtemps dépourvue de tels repères spirituels, célèbre Nkamba comme Ville Sainte et berceau de l’humanité. Tout cela prouve à suffisance qu’un prêtre catholique ne possède pas la même qualité de connaissance qu’un kimbanguiste, le catholique africain n’a connaissance que des bribes de son histoire pour le garder aliéné.
Récemment, j’ai séjourné en Égypte, où de nombreuses vérités historiques sont exposées avec clarté dans les musées. Au Grand Musée égyptien, par exemple, on découvre l’histoire et la momie de Ramsès II. En tant qu’historien et muséologue, j’affirme qu’il est bel et bien congolais, il issu de la lignée qui a donné naissance au kimbanguisme.
C’est cette méconnaissance de l’histoire de nos civilisations africaines, ainsi que de notre spiritualité originelle, le kimbanguisme qui a contribué à nous faire manquer l’indépendance spirituelle, lors de la Table ronde.
Aucun peuple ne peut se développer sans une spiritualité qui lui est propre, sans son écriture, sans sa culture, sans sa langue et sans un système d’enseignement enraciné dans ses traditions ancestrales. Sans ces fondements, les peuples sont maintenus dans une dépendance intellectuelle et culturelle qui freine toute création.
Force est de constater que, depuis son implantation en Afrique, le catholicisme n’a conduit aucun pays africain vers un développement structurel ni vers un véritable épanouissement.
La religion, en tant que construction humaine, peut évoluer mais la spiritualité, celle qui porte une civilisation, demeure immuable. C’est en ce sens qu’il existe une différence fondamentale entre une autorité spirituelle et une autorité institutionnelle. Là où certains dirigeants religieux sont désignés par des systèmes humains, comme les papes du Vatican, d’autres incarnent une continuité spirituelle plus ancienne. Dans la tradition kimbanguiste, nous avons Sa Divinité, le Chef Spirituel, Mfumu ya Longo qui incarne l’esprit des ancêtres depuis la création du monde jusqu’à nos jours, voila pourquoi nous l’appelons Dieu, non pas qu’il est devenu Dieu mais il l’a toujours été. Le statut de Ville Sainte dépasse donc le simple symbole, c’est une reconnaissance profonde, à la fois spirituelle et politique. Elle pose la question du rôle de la spiritualité dans l’organisation des sociétés et dans la construction de leur avenir.
La reconnaissance officielle du statut de Ville Sainte par l’État constitue une étape décisive vers l’abrogation de la laïcité en RDC et l’instauration du kimbanguisme comme religion d’État. Abroger la laïcité car c’est un système qui ouvre la porte à des philosophies étrangères qui sont incompatibles à nos valeurs et qui empêche notre nation d’accéder à une véritable souveraineté spirituelle et culturelle. Nous refusons catégoriquement toute idéologie qui menace les fondements de notre humanité en tant que peuple bantou. Nous affirmons notre droit à préserver notre identité, nos valeurs et notre vision du monde, sans subir d’impositions extérieures. En tant qu’aînés de l’humanité, nous avons le devoir de nous lever pour mettre fin aux massacres, aux violences et à la dégradation de nos sociétés. Le silence n’est plus une option.
Nous dénonçons avec fermeté la CENCO lorsqu’elle critique systématiquement les décisions du chef de l’État, tout en soutenant des groupes de rebelles qui déstabilisent le pays, alors même que nos populations subissent massacres et violences.
Un autre argument en faveur de la légitimité de Nkamba en tant que Ville Sainte :
Nkamba s’impose comme la Ville Sainte par excellence : grâce aux contributions de ses fidèles et sympathisants, elle a su bâtir des universités, des écoles et des hôpitaux, tout en offrant gratuitement l’accueil et la restauration à ses visiteurs. Elle se distingue comme la seule Ville Sainte en Afrique à incarner pleinement son authenticité. Le « Chemin de la Passion » s’inscrit en rupture avec les systèmes d’oppression hérités notamment la traite, la colonisation et les logiques de déshumanisation.
C’est précisément cette dynamique qui dérange et suscite des réactions de panique. Si le pape Léon XIV est présentemment en Afrique, c’est bien le signe que certains prennent conscience que le rapport de force évolue. Nous ne sommes pas dans la polémique : nous avançons avec des faits, des actions et des réalisations concrètes. Dans ce contexte, la légitimité de l’Église catholique en matière de médiation pour la paix au Congo peut être questionnée. Si la paix avait constitué une priorité réelle et constante, elle aurait pu être consolidée depuis longtemps.
Je soutiens pleinement l’initiative du garant de l’État. Notre nation doit s’approprier l’officialisation de Nkamba comme Ville Sainte afin de conquérir définitivement son indépendance spirituelle et d’adopter un système d’enseignement enraciné dans sa propre histoire. Cessons d’enseigner les figures extérieures comme Diego Cão ou Jeanne d’Arc, et recentrons-nous sur nos propres repères : le 6 avril, les acteurs de notre indépendance, les savoirs anciens comme l’os d’Ishango, notre héritage civilisationnel et nos migrations vers l’Égypte. Protégeons les fondements de notre société, notamment le mariage entre un homme et une femme, pilier de la continuité des lignées, des sociétés et de la vie elle-même. Refusons de suivre aveuglément des modèles philosophiques étrangers. Bâtissons notre propre voie sociale, économique, culturelle, géopolitique et internationale. Comme l’annonçait le grand-père Okitasombo, connu sous le nom de Patrice Lumumba, « mumba » signifie « fourmi noire ». Ce sont ces mêmes « fourmis noires » qui se sont battues contre des « fourmis rouges » à Nkamba. Après leur victoire, la carte de l’Afrique s’est dessinée sur le sol, et elle reste visible jusqu’à ce jour à Nkamba.
Dans cette perspective, papa Simon Kimbangu est le principal acteur dans les relations internationales. Face à lui, tous les autres acteurs sont des figurants, des esclaves mentales en soutane qui représentent leur hiérarchie du Vatican. Par ailleurs, dès 1961, Sa Grandeur papa Diangienda Kuntima avait introduit une demande officielle de reconnaissance de la Ville Sainte. Cette initiative a été ignorée, car il existait déjà un noyau d’élites congolaises profondément imprégnées de l’idéologie romaine. Il a fallu attendre plusieurs générations pour qu’un président de la République conscient de ces enjeux adopte enfin cette reconnaissance.
Il convient de rappeler l’opposition farouche que l’Église catholique a menée à l’encontre de papa Simon Kimbangu :
Lorsque la dépouille de papa Simon Kimbangu quitta la ville pour être transférée vers Matadi Mayo, les catholiques ont tenté de s’en emparer afin de l’emmener au Vatican. Cette tentative a été déjouée, et cet événement a contribué à la mise en place du mouvement de la surveillance kimbanguiste.
À Mbanza-Ngungu, quand papa Simon Kimbangu fut arrêté, un prêtre catholique lui apporta de la nourriture, un pigeon dans lequel du poison était dissimulé. Il est évident que ce prêtre était envoyé par sa hiérarchie catholique. Face à cela, papa Simon Kimbangu manifesta son autorité spirituelle : il ordonna au pigeon de s’envoler, et celui-ci a retrouvé vie et pris son envol. Il interrogea ensuite le prêtre sur un tel acte, incompatible avec sa fonction.
À Lubumbashi, où un prêtre catholique lui demanda de prier pour sa rédemption avant de mourir. La réponse de papa Simon Kimbangu fut claire : seul Dieu connaît l’heure de la mort. Et pour démontrer cette vérité, il annonça avec précision le moment de son propre départ. Le 12 octobre 1951, papa Simon Kimbangu fit venir des gardes afin qu’ils soient témoins de ce qu’il avait lui-même annoncé : son départ à 15 heures précises. Il frappa trois fois chacun de ses flancs, pour faire disparaître ses organes internes, marquant ainsi le passage vers sa réincarnation à Nkamba, dans le corps de Sa Divinité papa Simon Kimbangu Kiangani. C’est l’expression même de la spiritualité bantoue, une spiritualité multidimensionnelle. Ces faits ont été consignés dans des archives détenues par les autorités belges ainsi que par le Vatican. Autant d’éléments clairs et incontestables qui confirment que Nkamba est une Ville Sainte.
Lors de l’arrestation de papa Simon Kimbangu à Nkamba, des coups de feu tirés, par les forces coloniales accompagnées, encore une fois, par des missionnaires catholiques, fit des morts. Un ange apparu d’un safoutier et guéri instantanément un blessé grave. Cet épisode s’inscrit parmi les nombreux miracles attribués à papa Simon Kimbangu, dont la résurrection d’une personne décédée depuis trois jours. Qui d’autres peut accomplir de tels actes ? Nous ne parlons pas de fiction mais de réalité avec des preuves irréfutables.
L’adoption et la reconnaissance de notre Ville Sainte constituent une étape essentielle pour restaurer notre dignité à l’échelle mondiale. Sa préservation et son rayonnement international stimuleront le tourisme, susciteront l’intérêt scientifique et révéleront au monde des vérités longtemps ignorées, ce que certains redoutent, car leurs survies reposent sur l’appropriation de notre histoire.
Se débarrasser du laïcisme, c’est refuser d’être maintenus sous contrôle. Voilà ce qui dérange et nourrit les peurs. Mais ce système est appelé à disparaître car ce pays a trop souffert, trop de sang a coulé, trop de martyrs ont été sacrifiés. Il est temps d’entrer dans une nouvelle étape, celle de l’apaisement des esprits et de la réparation des âmes.
Le moment est venu pour les savants africains de créer, d’innover et d’harmoniser leurs connaissances en accord avec nos propres principes. C’est dans cette dynamique que certains événements prennent tout leur sens, notamment l’histoire du fils de Nzinga Künvu, dont la dépouille avait été transférés au Vatican, parce qu’ils pensaient que son pouvoir spirituel se trouvait dans ses ossements. Pourtant, la spiritualité ne se possède pas, elle se transmet, elle se lègue, elle est immatérielle et impénétrable.
Aujourd’hui, un tournant s’opère. À l’occasion du 6 avril, marquant les 105 ans de l’Église kimbanguiste, une nouvelle page s’ouvre : celle d’un peuple conscient de ses origines et résolument tourné vers son avenir. Le Chemin de la Passion tracé par papa Simon Kimbangu par voies terrestre, maritime et aérienne porte une symbolique claire : le Congo restera un et indivisible et c’est à nous de réunifier l’Afrique. La Conférence de Berlin n’est pas un hasard : elle s’inscrit dans une histoire où Nkamba occupait déjà une place déterminante. Sans Nkamba, l’Afrique n’aurait pas été divisée. Désormais, c’est depuis Nkamba que l’histoire sera réécrite.
Encore une fois, j’adresse toutes mes félicitations au président de la République, ainsi qu’à l’ensemble des panafricanistes et des activistes engagés qui ont saisi toute la profondeur de cette démarche.
Je dis et je vous remercie.
Dr Lohanga Kongo Jospin
Ambassadeur itinérant
Archéologue et activiste kimbanguiste dans l‘authenticité bantoue






