La route Eringeti-Kainama, longue d’environ 45 kilomètres dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, est fortement dégradée. Devenue difficilement praticable sur plusieurs tronçons, cette situation complique la circulation des personnes et des marchandises entre le Nord-Kivu et l’Ituri, rapportent des témoins.
Usagers, transporteurs et commerçants appellent à une réhabilitation de cet axe, considéré comme stratégique pour les échanges et l’approvisionnement de plusieurs localités.
Les pluies enregistrées en juillet derniers, ont davantage aggravé l’état de la chaussée. Sur plusieurs tronçons, notamment à Mayisafi, Kamungu, Atonza, Manzatu, Bulemba et Kakuka, les usagers doivent faire face à d’importants bourbiers et à des nids-de-poule.
Les camions transportant notamment des produits agricoles et du bois éprouvent des difficultés à rejoindre Eringeti et Beni. Les motocyclistes, principaux moyens de transport dans cette zone, rencontrent eux aussi d’importants obstacles pour atteindre Kainama.
Cette dégradation entraîne une diminution du trafic et complique l’acheminement des marchandises, avec des conséquences sur les activités commerciales locales.
Au-delà des échanges commerciaux, la route Eringeti-Kainama joue un rôle important dans l’accès aux soins. Elle permet notamment l’évacuation des malades et des cas urgents vers les structures sanitaires d’Eringeti, d’Oïcha et de Beni.
Selon des sources dans la zone, l’axe présente également un intérêt sécuritaire dans une région régulièrement confrontée aux attaques attribuées aux rebelles des ADF et aux activités de groupes armés. Son état complique la mobilité des forces de défense et de sécurité.
Plaidoyer pour une intervention
La route relie également plusieurs bassins de production agricole et facilite les échanges entre le territoire de Beni et certaines zones de l’Ituri, notamment en direction de Boga, dans le territoire d’Irumu.
Face à la dégradation de cette voie, les populations locales craignent un isolement progressif de plusieurs localités. Elles demandent aux autorités de relancer rapidement les travaux de réhabilitation afin de préserver la circulation, les activités économiques et l’accès aux services essentiels.
L’entreprise chargée de l’entretien de cet axe n’a pas encore réagi à ces sollicitations.





