Plus de 2 400 personnes ont été tuées en l’espace de deux ans dans le secteur de Bapere, situé dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu. Ce bilan était dressé mardi 18 août par la société civile locale , qui pointe la responsabilité des rebelles des ADF (Forces démocratiques alliées).
Selon son président, Samuel Kaheni, les attaques contre les populations se sont particulièrement intensifiées à partir de juin 2024, précisant que l’axe Manguredjipa figure parmi les zones les plus frappées par ces exactions.
Outre les pertes en vies humaines,Samuel Kaheni rapporte que ces attaques s’accompagnent d’enlèvements, d’incendies de maisons, de pillages de biens et de la destruction d’infrastructures essentielles, notamment des écoles.
Une accalmie fragile attribuée aux opérations FARDC-UPDF et aux Wazalendo
La société civile note toutefois une accalmie relative au cours des derniers mois. Samuel Kaheni attribue cette légère amélioration aux opérations conjointes menées par les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF), ainsi qu’à l’engagement des combattants locaux Wazalendo.
Jugeant cette situation encore précaire, la structure citoyenne invite la population à renforcer sa collaboration avec les forces de défense et de sécurité en partageant des renseignements préventifs.
Elle exprime également le souhait de voir les efforts sécuritaires maintenus de manière durable pour permettre la reprise normale des activités socio-économiques dans la zone.



