Près d’1,1 million de personnes déplacées, plus de 600 000 retournées et environ 1,5 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë ont encore besoin d’une assistance humanitaire en Ituri. Ces chiffres ont été présentés mercredi 19 aout à Bunia par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Cette situation fait suite à l’insuffisance des financements destinés à la réponse humanitaire, selon OCHA. Les autorités provinciales et les partenaires humanitaires lancent un appel à une mobilisation accrue en faveur des populations les plus vulnérables.
La situation humanitaire reste particulièrement préoccupante en Ituri, où l’insécurité continue d’affecter plusieurs territoires, notamment Djugu, Irumu et Mambasa. Les attaques des groupes armés provoquent de nouveaux déplacements de populations et limitent l’accès aux champs, aux écoles ainsi qu’aux structures de santé.
Dans certaines zones, où la situation sécuritaire s’est améliorée, des milliers de déplacés regagnent progressivement leurs villages. Cependant, ces familles reviennent souvent sans ressources et ont besoin d’un appui pour reconstruire leurs habitations, relancer leurs activités agricoles et retrouver des moyens de subsistance.
Epidémie d’Ebola en plus
À cette situation s’ajoute l’épidémie d’Ebola, qui accroît encore les besoins humanitaires dans la province.
Malgré l’ampleur de la crise, les organisations humanitaires déplorent l’insuffisance des financements, qui limite leur capacité à assister près de 2 millions de déplacés et retournés ayant besoin d’une aide d’urgence.
Le gouverneur de l’Ituri, le général Gaby Kasongo, appelle la communauté nationale et internationale à renforcer son soutien afin d’accompagner les efforts de stabilisation et de répondre aux besoins des populations affectées :
“La province de l’Ituri, l’Est de la République démocratique du Congo, a besoin d’un soutien constant et durable. Derrière chaque réduction des ressources se trouvent des familles privées de soins, des enfants exposés à la malnutrition et des communautés entières laissées sans protection. Nous avons besoin d’une solidarité concrète et renouvelée”.
Selon les acteurs humanitaires, plusieurs programmes d’assistance ont été réduits, voire suspendus ces dernières années, faute de financements ; laissant de nombreuses familles déplacées dans une situation de grande précarité.






