Une embarcation à chaviré mardi 2 juin sur la rivière Aruwimi, dans le territoire de Banalia, à 128 km au nord de Kisangani. Le bilan provisoire fait état de plus de 60 personnes disparues et de seulement six rescapés.
Selon des témoins, l’embarcation motorisée qui transportait de nombreux passagers et des marchandises, était fortement surchargée.
Ce nouveau drame de la navigation ravive la colère de la population locale.
Réuni en urgence, le comité local de sécurité pointe plusieurs défectuosités critiques. Outre la surcharge manifeste, les autorités dénoncent l’absence totale de contrôle officiel avant le départ ainsi que l’irresponsabilité du conducteur.
Ce dernier devra répondre de ses actes devant la justice.
La panne du bac officielle montre les limites du système
Au-delà de la compagnie de transport, les habitants mettent en faute le manque d’infrastructures sécurisées dans la région.
En raison d’une panne prolongée du bac officiel et de la non-mise en service du nouveau navire, les usagers n’ont d’autre choix que d’emprunter des embarcations de fortune pour traverser la rivière.
La population de Banalia exige désormais des réponses des autorités provinciales de la Tshopo et réclame le déploiement immédiat d’une solution de traversée sécurisée et pérenne.
Les riverains demandent également un renforcement rigoureux des contrôles techniques sur toutes les pirogues motorisées afin d’éviter de nouvelles tragédies.
Pendant ce temps, les opérations de recherche se poursuivent sur l’Aruwimi, dont le niveau est particulièrement haut à cause des eaux de pluie.






