67 ménages de la communauté autochtone pygmée, soit environ 200 personnes déplacées par les violences attribuées aux ADF, vivent dans des conditions difficiles à Beni, au Nord-Kivu.
Ces familles affirment avoir fui leur site de Ngadi, en périphérie de la ville, après une attaque survenue fin mai, et ont été installées provisoirement à Boikene.
Sur leur nouveau site d’accueil, ces familles manquent notamment de nourriture, de lits et de couvertures. Certaines affirment que leurs enfants dorment dehors, exposés aux intempéries.
« Nous dormons très mal. Pas de lit, ni de couverture. Nous n’avons pas de nourriture, les enfants dorment dehors », témoigne une déplacée.
Avant leur déplacement, plusieurs membres de cette communauté dépendaient notamment de la chasse pour leur alimentation. Leur installation en milieu urbain a rendu cette pratique difficile, aggravant leurs difficultés quotidiennes.
Des besoins en soins et en éducation
L’accès aux soins de santé constitue également une préoccupation pour ces familles. Elles disent manquer de médicaments et demandent aux autorités de trouver des solutions adaptées à leur situation.
L’éducation des enfants figure aussi parmi leurs priorités, à l’approche de la rentrée scolaire. Ces familles souhaitent notamment la construction de salles de classe à proximité du site afin d’éviter que les enfants ne parcourent de longues distances et ne soient exposés aux risques liés à la circulation routière.
Un appel à l’aide
Jackson Kisenga, défenseur des droits des personnes pygmées, appelle les autorités et les organisations humanitaires à renforcer leur assistance aux déplacés.
« C’est une communauté qui a le droit de vivre comme tout autre peuple. C’est une minorité qui mérite d’être protégée et assistée », plaide-t-il.
Le site de Boikene accueille actuellement 67 ménages, dont 92 femmes et 112 enfants, selon les données communiquées. Les familles demandent une assistance urgente pour répondre à leurs besoins alimentaires, sanitaires et éducatifs.






