Les députés nationaux et les sénateurs reprennent officiellement le chemin de l’hémicycle ce lundi 16 mars au Palais du Peuple, à Kinshasa, après trois mois de vacances parlementaires.
La session ordinaire de mars s’ouvre dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, ainsi que par plusieurs dossiers politiques et économiques majeurs.
Au menu notamment : l’évaluation trimestrielle de l’exécution du budget de l’État, ainsi que les traditionnelles questions orales et autres mécanismes de contrôle à l’endroit de l’exécutif.
Dans l’Est du pays, plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent occupés par la rébellion AFC/M23, soutenue par le Rwanda, tandis que les rebelles ADF ont continué leurs attaques dans les régions de Beni-Lubero, au Nord-Kivu, et en Ituri.
Autre dossier attendu au cours de cette session : l’examen des projets de loi portant ratification de l’accord de paix conclu entre la RDC et le Rwanda, ainsi que de l’accord stratégique signé entre la RDC et les États-Unis. Ces textes ont déjà été déposés au Parlement par la Première ministre, Judith Suminwa.
Pour la cheffe du gouvernement, il est important que les élus du peuple examinent ces accords afin d’en informer la population et d’accompagner les efforts en faveur de la paix et du développement du pays.
Par ailleurs, cette session s’ouvre alors que le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution refait surface dans la classe politique congolaise, un sujet qui pourrait également alimenter les discussions entre parlementaires.





