À deux semaines de la rentrée scolaire, prévue le 1er septembre 2026, le marché central de Kindu, dans la province du Maniema, connaît une faible affluence autour des fournitures scolaires. Sacs, cahiers et uniformes sont disponibles, mais les parents se font encore rares dans les étals.
Le reporter de Radio Okapi, qui a sillonné différents marchés mercredi 19 août, explique que les vendeurs tentent pourtant d’attirer la clientèle à l’aide de mégaphones. Mais l’ambiance commerciale reste moins animée que l’année précédente, affirment des vendeurs, dans un contexte marqué par les difficultés financières de nombreux ménages.
Des salaires impayés qui pèsent sur les achats
Selon des sources locales, plusieurs agents de l’État, notamment des enseignants, seraient confrontés à des arriérés de salaires pouvant atteindre deux mois. Une situation qui réduit leur capacité à préparer la rentrée de leurs enfants.
À cette difficulté s’ajoute la hausse du prix de certaines fournitures. Un sac scolaire peut notamment se vendre jusqu’à 50 000 francs congolais (environ 42 UDS), au marché central de Kindu.
Pour de nombreux parents, ces prix les contraignent pour l’instant à se limiter au repérage des articles, en attendant de disposer des moyens nécessaires pour effectuer leurs achats.
Face à ces contraintes financières, certains ménages envisagent de réutiliser les fournitures et les uniformes de l’année précédente afin de réduire les dépenses liées à la rentrée.
Les familles doivent également faire face aux frais de confirmation ou d’inscription exigés par certains établissements scolaires privés, ce qui alourdit davantage leur budget à l’approche du 1er septembre, rapportent des sources concordantes.




