Le Gouvernement congolais passe à la vitesse supérieure contre la spoliation des biens de l’État à Kinshasa. Soixante-deux dossiers sont transmis à la justice, selon un communiqué du cabinet du ministre de la Justice daté du lundi 24 août. Il évoque un réseau présumé de faux-titres fonciers impliquant des officiers ministériels et des cadres de l’administration.
Le ministère de la Justice a saisi le Procureur général près la Cour de cassation pour ouvrir des poursuites contre les auteurs présumés de spoliation foncière. Soixante-deux dossiers sont sur la table. Ils concernent des parcelles et des immeubles appartenant à l’État, vendus ou cédés de manière frauduleuse.
Selon les enquêtes du ministère de la Justice, un réseau baptisé « Folioman » est mis en cause.
À sa tête du groupe, figure un certain Kipasa Kitakya. Autour de lui se trouvent des avocats, des huissiers, des greffiers, mais aussi des responsables des Affaires foncières et du Cadastre. Tous sont accusés d’avoir fabriqué de faux titres de propriété et d’avoir escroqué aussi bien l’État que des particuliers.
Cette action fait suite à une première injonction donnée en octobre dernier à l’Auditeur général des FARDC.
Aujourd’hui, le Gouvernement dit vouloir récupérer le patrimoine public spolié.
Pour l’instant, selon des sources judiciaires, aucun suspect n’a encore été inquiété. Les prochaines semaines diront si cette volonté politique se traduira par des condamnations et par la restitution effective des biens spoliés.






