Au moins une personne meurt chaque semaine à la prison centrale de Walikale (Nord-Kivu) depuis le début de l’année 2026, selon des alertes lancées par des organisations de défense des droits humains et des sources médicales locales. Cette mortalité élevée est directement attribuée au surpeuplement carcéral, à la malnutrition sévère et à l’absence de prise en charge médicale au sein de cet établissement pénitentiaire.
Conçue initialement pour accueillir une centaine de personnes, la prison centrale de Walikale compte actuellement 372 détenus, dont cinq femmes. L’établissement reçoit non seulement des prévenus du territoire de Walikale, mais également des transférés en provenance de Lubutu (Maniema), de Masisi ainsi que de plusieurs zones du Sud-Kivu.
Cette surpopulation extrême contraint de nombreux prisonniers à dormir à même le sol dans des conditions d’hygiène précaires.
Sur le plan sanitaire, la structure ne dispose d’aucun dispensaire ni de personnel soignant permanent. Les cas de malnutrition aiguë sévère, de paludisme et de pathologies cutanées s’y multiplient.
Selon des sources médicales, les transferts vers l’Hôpital général de référence de Walikale s’effectuent tardivement, ce qui explique le taux de mortalité hebdomadaire enregistré sur place.
Appel à accélérer le traitement des dossiers judiciaires
Face à ce drame humanitaire, les acteurs de la société civile demandent aux autorités judiciaires et administratives de désengorger d’urgence l’établissement en accélérant le traitement des dossiers des nombreux prévenus maintenus en détention préventive prolongée.
Sollicitées sur la situation de la prison centrale, les autorités pénitentiaires et judiciaires locales n’ont pas encore donné leur version des faits.






