L’Assemblée provinciale de la Tshopo a validé, lundi 22 juin à Kisangani, les projets communautaires prioritaires financés par le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). Cette validation est intervenue lors d’un atelier de consultation des parties impliquant sur le processus de réparation collective.
Les autorités provinciales et les participants qualifient cette étape de « tournant historique » pour la justice réparatrice dans la Tshopo.
Lors des échanges, victimes, dirigeants religieux et membres de la société civile se sont accordés sur la nécessité de « réparer le tissu social », dans une démarche de réconciliation et de reconstruction communautaire.
Financés par ce fonds, les premiers projets ciblent des priorités humanitaires et économiques, notamment la construction d’écoles, d’hôpitaux et de marchés, la réhabilitation des routes de desserte agricole, l’amélioration de l’accès à l’eau potable via la REGIDESO, ainsi que la restauration du site touristique des chutes Wagenya. Un mémorial dédié aux victimes est également prévu.
Les infrastructures, telles que la centrale photovoltaïque et les stades, ont été renvoyées au niveau du gouvernement central pour traitement.
Un mécanisme de réparation sur plusieurs années
Condamné en 2022 par la Cour internationale de Justice pour ses activités militaires en RDC, l’Ouganda est tenu de verser des réparations effectuées à plusieurs millions de dollars sur plusieurs années, selon les dispositions prévues dans le cadre du FRIVAO.
« Réparer le tissu social », ont souligné les parties comme objectif central du processus engagé dans la province.






