Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi 4 août à Rwankole, près de Bunia (Ituri), afin de renforcer la prise en charge des malades et les capacités de riposte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.
La cérémonie a été présidée par le gouverneur militaire de l’Ituri, le général Gaby Kasongo Mulumba Batoka, en présence du Directeur général d’Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, et du Directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, le Dr Mohamed Yakub, en mission dans la province depuis mardi.
L’Ituri demeure le principal foyer de la maladie.
Présenté comme le plus grand centre de traitement construit depuis le début de cette flambée, cet établissement doit permettre d’améliorer la prise en charge des patients et de renforcer les capacités d’intervention des équipes sanitaires.
Les leaders communautaires associés à la riposte
Après l’inauguration, la délégation s’est rendue à la coordination provinciale de la riposte avant de rencontrer les leaders communautaires.
Les responsables sanitaires estiment que leur implication est essentielle pour renforcer la sensibilisation des populations, lutter contre la désinformation et favoriser l’adhésion aux mesures de prévention.
En marge de cette visite, une campagne de sensibilisation a été organisée à l’intention des conducteurs de motos de Bunia, dont la forte mobilité en fait un maillon important de la prévention.
Des thermoflashs et des gels hydroalcooliques leur ont été distribués afin de renforcer le triage sanitaire, la détection précoce des cas suspects et le respect des mesures barrières.
Près de 3 900 cas confirmés
Selon les dernières données de la riposte, la 17ᵉ épidémie d’Ebola totalise 3 874 cas confirmés, dont 1 751 décès. Au total, 749 personnes ont été guéries.
L’Ituri reste l’épicentre de cette flambée, qui s’est également propagée dans les provinces du Haut-Uélé, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo.
À travers cette mission conjointe, Africa CDC, l’OMS et les autorités congolaises entendent renforcer les capacités de prise en charge, tout en misant sur la mobilisation communautaire pour freiner la transmission du virus.





