Plusieurs entités agricoles du village de Bapakombe-Bakondo à Beni (Nord-Kivu) ont été attaquées dans la nuit de samedi à dimanche 31 mai par des rebelles des ADF. Une vingtaine de civils, pygmées et bantous, ont été victimes de ce nouvel assaut meurtrier.
L’Association nationale des victimes du Congo (ANVC), basée à Beni mais représentée à Kinshasa, a réagi lundi à travers un communiqué. Elle condamne avec fermeté ce massacre du quartier Ngadi. L’ANVC exige l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire toute la lumière sur ce drame et identifier les responsables. Son coordonnateur, Sadiki Shamukobya Espoir, estime qu’il est urgent de mettre fin à l’impunité qui favorise la répétition de ces violences dans l’Est de la RDC.
Mais déjà dimanche matin, les forces de sécurité avaient été déployées dans le quartier Ngadi afin d’évaluer la situation. Selon le porte-parole de l’armée dans la région, des opérations de poursuite des assaillants sont en cours, notamment pour tenter de secourir d’éventuels otages.
Cependant le chef du village de Bapakombe-Bakondo a interdit temporairement aux cultivateurs d’accéder aux zones agricoles de Mayangose ; le temps que l’armée mène ses opérations militaires.
-Quelle lecture faire de ces nouvelles tueries des civils par les ADF dans cette région de Beni ?
Invitations :
-Jean-Paul Kapitula, coordonnateur de la Protection civile dans la région de Beni.
-Arsène Mwaka, professeur et député national élu de Beni territoire au Nord-Kivu. Il est également cadre de l’Union sacrée de la nation.
-Ildefonse Bwakyanakazi, chercheur à Ebuteli. Il est spécialiste de la question ADF.
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