Les services de sécurité ont présenté lundi 11 mai à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, 19 présumés bandits au gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula.
Parmi eux figurent un ressortissant chinois ainsi que des militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), accusés d’implication dans plusieurs réseaux criminels opérant entre le Haut-Katanga, le Lualaba et le Tanganyika.
Les autorités ont également présenté des armes à feu, des munitions, des effets militaires ainsi que deux véhicules volés, saisis lors des opérations.
Des réseaux criminels structurés entre trois provinces
Selon les services de sécurité, les suspects sont organisés en plusieurs groupes spécialisés : casseurs de vitres, voleurs à main armée, extorqueurs et receleurs de véhicules.
Parmi eux figure un militaire déserteur identifié comme Ngangala Bin Sesa, alias « Kaloko », présenté comme récidiviste et impliqué dans des braquages armés. Un autre militaire est également accusé de vol de cathodes de cuivre, qu’il aurait transformé en panneaux publicitaires pour tromper la vigilance des services.
Le ressortissant chinois arrêté est, selon les autorités, impliqué dans la contrefaçon de dollars américains et des cambriolages de casinos. Il était également en possession de deux armes à feu et de plusieurs faux billets.
Poursuites judiciaires annoncées
Au total, les services de sécurité ont saisi quatre autres armes à feu, des munitions, des tenues militaires, des cathodes et deux véhicules volés.
Le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a annoncé que tous les présumés criminels seront mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes.
Les autorités militaires promettent de renforcer les opérations contre les réseaux criminels actifs dans la ville.






