356 miliciens, dont 10 femmes, issus de différents groupes armés ont adhéré, depuis le 2 avril, au Programme de désarmement, démobilisation et réinsertion communautaire et stabilisation, (P-DDRCS) en Ituri. Parmi eux figurent dix femmes.
Au cours de cette opération, ils ont également remis 96 armes ainsi que des munitions, selon le service de communication de la coordination provinciale du P-DDRCS.
Ces activités se déroulent dans le cadre d’une tournée organisée par la coordination provinciale du P-DDRCS, avec l’appui de la 32e région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo, dans plusieurs localités des territoires d’Irumu, Djugu et Mahagi.
Les miliciens concernés notamment de groupes d’autodéfense, ainsi que des mouvements MAPI et Chini ya Tuna. Ils ont été identifiés entre le 2 et le 14 avril dans plusieurs localités, dont Plito, Lopa, Kilo, Mabanga, Berunda, Balingina et Tsere.
Des cartes de démobilisation pour faciliter la réinsertion
Tous ces ex-combattants ont reçu des cartes de démobilisation, leur permettant désormais de circuler librement et de reprendre leurs activités en attendant leur intégration dans des projets de réinsertion.
Par ailleurs, 32 ex-combattants d’un groupe d’autodéfense à Mabanga, qui n’avaient pas encore été enregistrés, ont également obtenu leurs documents.
Selon la coordination provinciale du P-DDRCS, les partenaires, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont déjà entamé le processus d’identification des bénéficiaires.
L’objectif est de lancer des activités de réinsertion communautaire dans plusieurs secteurs, notamment l’élevage, l’agriculture, la menuiserie et la mécanique.
Un processus en cours depuis 2023
Depuis avril 2023, environ 2 000 miliciens ont déjà déposé les armes et intégré le programme P-DDRCS en Ituri. Selon les autorités, la majorité d’entre eux a déjà été réinsérée dans la communauté.





