Les services de sécurité de la province du Haut-Uele sont mobilisés pour retrouver 70 détenus qui se sont évadés de la prison centrale de Watsa dans l’après-midi du vendredi 17 juillet. Parmi les fugitifs figureraient plusieurs condamnés pour des infractions graves, suscitant une vive inquiétude au sein de la population dans une région déjà confrontée à l’insécurité.
Selon des sources locales, l’évasion s’est produite aux environs de 16 heures. D’après les informations rapportées par la société civile, les détenus auraient profité de l’ouverture du portail principal destiné aux visiteurs pour neutraliser un agent pénitentiaire avant de prendre la fuite.
Parmi les évadés figureraient notamment une quinzaine de détenus condamnés pour détention ou utilisation illégale d’armes. Cette situation préoccupe particulièrement les habitants de Watsa, où les actes de banditisme attribués à des hommes armés non identifiés sont régulièrement signalés.
Cette évasion intervient dans un contexte sécuritaire déjà fragile dans le territoire de Watsa. La région fait face depuis plusieurs mois à une insécurité persistante liée à la présence présumée de combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les environs de Mungbere. Les activités de ce groupe armé ont provoqué le déplacement de milliers de personnes et renforcé le climat de peur au sein des communautés locales.
Face à cette nouvelle menace, les acteurs de la société civile appellent les autorités à renforcer rapidement les dispositifs sécuritaires afin de protéger les populations et de faciliter l’arrestation des détenus en fuite. Ils exhortent également les habitants à faire preuve de vigilance et à signaler immédiatement aux services compétents toute présence ou tout comportement suspect susceptible de contribuer à la localisation des évadés.
Les services de sécurité ont, de leur côté, lancé des opérations de recherche pour tenter de retrouver les fugitifs et prévenir d’éventuels actes criminels.
La prison centrale de Watsa avait récemment fait l’objet de travaux de réhabilitation financés par le gouvernement provincial. Ces travaux visaient notamment à améliorer les conditions de détention et à renforcer la sécurité de l’établissement pénitentiaire. L’évasion de vendredi relance ainsi le débat sur l’efficacité de ces dispositifs de sécurisation.




