Trois ans après la disparition de Chérubin Okende, les circonstances de sa mort continuent de susciter de nombreuses interrogations au sein de sa famille biologique et politique. Alors que le parquet avait conclu à un suicide, la famille de l’ancien ministre ainsi que son parti politique, Ensemble pour la République, contestait cette version des faits et maintenait leur exigence de vérité et de justice.
À l’occasion du troisième anniversaire de son décès, une messe d’action de grâce a été célébrée vendredi 17 juillet à Kinshasa en mémoire de l’ancien ministre des Transports et député national. La cérémonie a réuni des membres de sa famille, des militants d’Ensemble pour la République ainsi que plusieurs personnalités politiques lieux lui rendent hommage.
Au cours de cette commémoration, les responsables du parti de Moïse Katumbi ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le combat politique que menait Chérubin Okende avant sa disparition.
Pour Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République, l’héritage laissé par l’ancien député demeure intimement lié à la lutte contre l’arbitraire et la mauvaise gouvernance.
« Nous ne pouvons qu’en nous mémorant ce qu’a été sa tragique disparition, jurer de ne pas abandonner la lutte qu’il a déterminé au milieu de nous et que nous avons déterminé ensemble en vue de l’avènement d’un Congo meilleur. Nous croyons aux potentialités de notre pays. Nous sommes convaincus que ce paie a les moyens d’apporter le bien-vivre, le bien-être et l’épanouissement à chacun de ses enfants », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général du parti a également souligné que les difficultés rencontrées par le pays sont confrontées en grande partie à leur origine dans la mauvaise gouvernance et au non-respect des règles de gestion de la chose publique.
« Certaines familles politiques ou certaines personnalités, quand elles arrivent au pouvoir, elles oublient que le pays et ses ressources constituent un bien commun. Chérubin s’est dressé contre l’arbitraire et il ya laissé sa vie. Nous sommes toujours aujourd’hui dressés contre l’arbitraire », a-t-il ajouté.
Depuis l’annonce des conclusions du parquet, qui avait retenu la thèse du suicide à l’issue des enquêtes, la famille de Chérubin Okende et les cadres d’Ensemble pour la République n’ont pas arrêté de rejeter cette version. Ils continuent de réclamer une enquête permettant, selon eux, d’établir toute la vérité sur les circonstances de son décès.
Figure de l’opposition congolaise et proche collaborateur de Moïse Katumbi, Chérubin Okende occupait une place importante au sein d’Ensemble pour la République lorsqu’il a été retrouvé mort dans sa voiture en juillet 2023 à Kinshasa. Sa disparition avait provoqué une vive émotion dans le pays et au sein de la classe politique.
Trois ans plus tard, ses proches insistent sur la persistance des zones d’ombre entourant cette affaire et démontrent leur volonté de maintenir vivante la mémoire de celui qu’ils présentent comme un défenseur de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’État de droit en République démocratique du Congo.




