La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, affirme qu’en RDC, l’éducation environnementale n’est plus une option pédagogique, mais une priorité stratégique nationale, au regard des enjeux liés à l’eau, au climat et à la préservation des ressources naturelles.
Environ 52 % des réserves d’eau douce d’Afrique
Elle s’exprimait à l’ouverture de la Semaine africaine de l’UNESCO, organisée du 19 au 26 mai à Paris, en France.
Intervenante devant les participants, Raïssa Malu a souligné la place centrale de la RDC dans les équilibres environnementaux du continent :
« Notre pays détient environ 52 % des réserves d’eau douce de surface de l’Afrique. Cette richesse est une chance, mais surtout une responsabilité continentale et mondiale. Notre approche est simple : transformer l’eau en objet d’apprentissage, de citoyenneté, de santé publique et de développement durable ».
A travers le programme de la Nouvelle Citoyenneté, la ministre a indiqué que la RDC entend anciennement des élèves conscients à la fois de leurs droits – notamment l’accès à l’eau potable et à l’assainissement- et de leurs devoirs, tels que la protection de l’environnement, la préservation des biens communs et la contribution à la cohésion nationale.
Rôle éducatif de l’eau
Raïssa Malu a insisté sur le rôle éducatif de l’eau, la qualifiant non seulement de ressource naturelle, mais aussi de compétence citoyenne.
Elle a affirmé la volonté du Gouvernement de développer des compétences capables de préserver les ressources hydriques :
« Chaque école doit devenir un espace de santé, de dignité, de science et de citoyenneté environnementale. L’éducation est notre premier levier pour transformer une richesse hydrique en développement durable. Protéger l’eau, c’est protéger l’enfant, la santé, l’école, la paix et l’avenir ».
Abordant la question de la jeunesse, la ministre a souligné que l’avenir de l’eau, du climat et de la paix se joue en grande partie à l’école. Selon elle, l’école doit concilier trois apprentissages :
comprendre scientifiquement les ressources respectant civiquement le bien commun construire pacifiquement le vivre‑ensemble.
Ressources comme naturelles leviers de paix
« Dans notre contexte, les ressources naturelles peuvent être des facteurs de tensions si elles sont mal gouvernées, mais elles peuvent aussi devenir des leviers de solidarité et de paix durable lorsqu’elles sont gérées avec transparence et responsabilité », at-elle expliqué.
Elle a par ailleurs rappelé que le bassin du Congo ailleurs, partagé avec plusieurs pays africains, impose une dynamique de coopération régionale, de gouvernance concertée et d’hydro‑diplomatie.
Raïssa Malu a conclu son intervention par une formule forte : « L’eau est notre patrimoine, l’école est notre levier, la jeunesse est notre force ; la Nouvelle Citoyenneté est notre méthode ».






