Le trafic routier est interrompu depuis une semaine sur la route nationale n°5 dépendant de Bukavu à Uvira, sur décision des autorités locales. Selon ces dernières, cette mesure vise à renforcer la sécurité entre Kamanyola, sous contrôle de la rébellion de l’AFC-M23, et Luvungi, tenu par les FARDC.
Pour les usagers de cet itinéraire, cette disposition a des conséquences directes sur leurs économies et sur leur santé.
Des produits variés
Selon des sources locales, une centaine de véhicules contenant des produits périssables sont bloqués à Katogota. Ces produits destinés essentiellement au commerce entre les villes de Bukavu et Uvira sont déclarés avariés à bord des moteurs.
Selon François Igilima, défenseur des droits de l’homme à Uvira, plusieurs usagers dont des malades et des commerçants se trouvent en difficultés. Il renseigne cependant que certains véhicules ont été autorisés à passer sur certains axes.
« Il n’y a que des véhicules qui se trouvent entre Kamanyola et au-delà de Luvungi que le gouvernement congolais a autorisé de venir vers Uvira en attendant de surveiller les actions du M23 », renseigne-t-il.
Une route vitale
Pour sa part le coordinateur du mouvement citoyen Machozi ya Raia plaide pour la réouverture de la RN5 à partir de Kamanyola en passant par Katogota jusqu’à Uvira.
Il explique que cette route est essentielle pour relier plusieurs zones du Sud-Kivu :
« La RN5 est une route vitale pour la population d’Uvira, de Bukavu, de Baraka, de Fizi et d’autres territoires. Elle repose des familles, des activités commerciales. Les moments sont difficiles, mais la souffrance de cette population mérite plus d’attention dans les prises de décisions ».
Par ailleurs, il renseigne les usagers sollicitent également la suppression des barrières payantes établies par les forces loyalistes sur les axes Kasambura, Biriba, Runingu et Kala.






