Ce mardi 19 mai 2026, les élèves se sont présentés dans les écoles de Goma sur fond de crise sanitaire, trois jours après la confirmation d’un premier cas de virus Ebola dans la ville. Si la sensibilisation est au rendez-vous dans les cours de récréation, le manque de moyens financiers empêche de nombreuses familles d’équiper convenablement leurs enfants en matériel de protection.
Dans les écoles primaires de la ville, la présence du virus d’Ebola à Goma est sur toutes les lèvres. Dès le rassemblement matinal, les autorités scolaires ont pris le relais des parents pour rappeler les règles d’hygiène et les symptômes de la maladie.
Des dispositifs de lavage des mains avec du savon ont été installés à l’entrée des établissements. « La directrice nous a sensibilisés sur les signes qui peuvent montrer que quelqu’un a l’Ebola : l’hémorragie, le vomissement, la forte fièvre, les maux de tête et des faiblesses inhabituelles », témoigne un élève.
Le coût des mesures barrières, un obstacle pour les ménages
Malgré la bonne volonté des parents, l’application stricte du protocole sanitaire se heurte à la réalité économique. L’achat de masques et de gels hydroalcooliques représente une dépense étouffante pour une population locale déjà fragilisée par la crise économique qui frappe la région depuis janvier 2025.
Dans plusieurs salles de classe, le constat est immédiat : seuls quelques élèves portent effectivement un cache-nez.
Arbitrer entre l’alimentation et la protection
Pour de nombreux chefs de ménage, la priorité budgétaire absolue reste la survie alimentaire quotidienne.
Un père de famille, rencontré devant une école, confie que ses ressources se sont considérablement réduites. Tout en espérant réunir un peu d’argent dans les prochains jours pour acheter des masques à ses enfants, il déplore cette charge supplémentaire qui vient alourdir un quotidien déjà très difficile.






