L’ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC) à l’ONU, Zénon Mukongo Ngay, a livré, vendredi 26 juin au Conseil de sécurité, un tableau préoccupant de la situation sécuritaire dans l’est du pays, marqué par des violences persistantes et des conséquences dramatiques pour les populations civiles.
Dans son intervention, il a souligné que « sur le terrain, la coalition M23-RDF continue d’occuper des localités congolaises, d’établir des administrations parallèles et de brandir la menace de nouvelles conquêtes militaires ».
L’ambassadeur a insisté sur l’ampleur des souffrances des civils, affirmant que « les conséquences pour la population civile sont dramatiques. Des centaines de civils sont tués au quotidien, dont des femmes et des enfants ».
Il a également mis en avant la crise humanitaire en cours, indiquant que « des millions de personnes ont été déplacées et des violations graves et massives des droits humains continuant d’être documentées ».
Face à cette situation, la RDC appelle à des mesures concrètes de la communauté internationale.
« Dans ce contexte, ma délégation appelle à la mise en œuvre intégrale et sans condition de la résolution 2773-2025, notamment, en ce qu’elle exige le retrait sans condition de la force de défense rwandaise du territoire congolais et la cessation immédiate des hostilités par le M23 », a déclaré Zénon Mukongo Ngay.
S’agissant de la Mission des Nations unies en RDC, l’ambassadeur a rappelé son importance, notant « le rôle central de la MONUSCO » et insistant sur « la nécessité de garantir la pleine liberté de mouvement de la MONUSCO et la mise à disposition de ressources adéquates pour lui permettre d’exercer pleinement son mandat ».
Cette prise de parole s’inscrit dans le cadre du briefieng trimestriel du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo.






