Une de la situation sécuritaire est observée depuis plus de trois mois dans plusieurs chefferies du sud du territoire d’Irumu, en Ituri. Le constat a été dressé jeudi 10 juin lors de la visite du Commandant de la Force de la MONUSCO dans cette partie de la province.
Selon les autorités coutumières et les acteurs de la société civile, cette accalmie est le résultat des opérations militaires menées par les FARDC avec l’appui des casques bleus de la MONUSCO contre les groupes armés actifs dans la région, notamment les rebelles des ADF.
Sur le terrain, certains habitants affirment constater une des conditions de sécurité, leur permettant de reprendre progressivement leurs activités quotidiennes.
La circulation a notamment repris sur plusieurs axes, dont la route menant à Kainama, dans la province voisine du Nord-Kivu. Les agriculteurs accèdent également plus facilement à leurs champs.
« Pour le moment, la situation est calme. Cela fait maintenant quatre mois que l’on observe une accalmie dans la région. Les Casques bleus travaillent aux côtés des FARDC pour assurer la sécurité. La MONUSCO entretient également une bonne collaboration avec la communauté locale », témoigne Dieu Merci Bahemuka, président des jeunes de Boga.
Sécurité sur l’axe Bunia-Kasenyi
L’amélioration de la situation est également signalée sur l’axe routier Bunia-Kasenyi, long d’environ 55 kilomètres.
Selon le chef du groupement de Babiase, autrefois régulièrement contrôlé par des embuscades attribuées à des groupes armés, cette route est aujourd’hui jugée plus sûre par les habitants et les autorités locales.
« La présence de la MONUSCO et des FARDC nous a beaucoup aidés. Auparavant, des cas de cambriolage étaient signalés presque chaque jour sur cet itinéraire. Depuis deux ans, ce genre d’incidents a disparu. La sécurité est garantie sur cet axe », affirme l’autorité locale.
À l’issue de sa visite dans la zone il y a quelques jours, le Commandant de la Force de la MONUSCO a réaffirmé l’engagement des Casques bleus à poursuivre leurs actions de protection des civils aux côtés des FARDC dans cette partie de l’Ituri.






