Revue de presse de ce jeudi 9 juillet 2026
L’actualité de ce jeudi matin est dominée par la participation de la République démocratique du Congo aux Nations Unies, où la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présidé une séance du Conseil de sécurité consacrée à la paix et à la sécurité.
Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), lors de cette session du Conseil de sécurité présidée par la RDC et dirigée par la Première ministre Judith Suminwa, sous le thème : « Honorer la promesse du droit international envers les survivantes et survivants de violences sexuelles liées aux conflits », la cheffe du gouvernement a fermement insisté sur le fait que la lutte contre ces exactions ne doit plus se limiter à de simples condamnations diplomatiques. Le média public met en avant son appel à une action internationale ciblée contre les causes structurelles des conflits, notamment les réseaux criminels et l’exploitation illégale des ressources naturelles.
De son côté, le quotidien Infos 27 aborde le sujet sous l’angle de la réparation institutionnelle. Le titre du journal : « Violences sexuelles : la RDC place les survivants au cœur de l’agenda du Conseil de sécurité ». Infos 27 met l’accent sur le changement de posture de Kinshasa, qui passe du statut de plaignant à celui de force de proposition.
Le Potentiel livre une analyse plus politique et géostratégique. Le quotidien nuance l’optimisme général. S’il salue la performance et le leadership de la Première ministre à la tête de cette séance, il rappelle que « l’Occident et les Nations unies sont pleinement conscientes de la tragédie qui s’évite dans l’Est ». Pour le journal, les discours prononcés à New York ne suffiront pas tant que le Conseil de sécurité fermera les yeux sur les « agendas cachés » et le soutien transfrontalier ne bénéficiera pas aux agresseurs de la RDC.
Loin de se cantonner à une posture de victimisation, souligne Le Potentiel, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a mené une véritable offensive diplomatique à la tribune de l’ONU, transformant le lourd passif sécuritaire de l’Est du pays en un puissant levier d’influence géopolitique.
Pour sa part, Actualite.cd a mis en lumière la position des États-Unis lors de cette session du Conseil de sécurité. Le titre média : « Après des sanctions contre des commandants du M23 et des FDLR, les États-Unis appellent les autres États à agir contre les auteurs de violences sexuelles ».
Intervenant au cours de cette séance, l’ambassadrice Tammy Bruce, représentante adjointe des États-Unis auprès des Nations Unies, a estimé que les discours ont certes leur importance, mais que ce sont avant tout les actes qui comptent, rapporte ce média.
À l’appui de son argumentaire, souligne Actualite.cd, la diplomate a rappelé que le président américain Donald Trump et son administration montrent, selon elle, l’exemple en matière de résolution des conflits à travers le monde. Elle a également affirmé que, tant que les conflits persistants, il est impératif d’agir, individuellement et collectivement, afin de protéger les personnes les plus vulnérables, en particulier les femmes et les filles.





