Deux sujets dominent la Une des médias de la capitale ce mardi 28 avril. Il s’agit, d’une part, de la demande de libération sans condition des membres du parti d’opposition Envol, arrêtés lors d’une manifestation contre l’accueil des migrants en RDC. D’autre part, de la fin de la mission de terrain de James Swan, chef de la MONUSCO au Nord-Kivu et en Ituri.
Actualite.cd : RDC : Envol appelle à la libération « immédiate et sans condition » de Nicolas Lenga et Merdi Mazengo détenus au « camp Tshatshi »
Le parti politique ENVOL a énoncé, dans une déclaration de presse lundi 27 avril 2026 à Kinshasa par sa porte-parole Dena Jocelyne, l’arrestation de deux de ses membres, Me Nicolas Lenga et Merci Manzengo, interpellés lors d’une campagne de sensibilisation menée sur l’avenue Mondjiba, dans la commune de Kintambo.
Selon le parti, ses militants et cadres s’étaient déployés dans plusieurs carrefours de la capitale dans le cadre d’une action citoyenne visant à dénoncer la politique d’accueil en RDC des migrants refoulés des USA ainsi que d’anciens collaborateurs afghans des forces américaines.
L’ENVOL affirme que cette mobilisation a été violemment réprimée par des éléments de la Garde républicaine. Le parti évoque notamment des arrestations « dans des conditions inacceptables », accusant les forces de sécurité d’avoir fait usage de violences physiques à l’encontre de ses membres.
« Me Nicolas Lenga et Monsieur Merci Manzengo ont été interpellés dans des conditions inacceptables. Ils ont été dénudés, violemment frappés, puis conduits vers une destination inconnue. Aux dernières informations, ils seraient détenus dans les cachots de la Garde républicaine au camp Tshatshi », a déclaré Dana Jocelyne.
Par ailleurs, l’ENVOL dénonce une restriction de l’espace politique et des atteintes aux libertés fondamentales, notamment le droit de manifester pacifiquement garanti par la Constitution. Il affirme également que d’autres militants ont été victimes de violences sur l’axe Funa, au niveau du boulevard Sendwe.
7sur7.cd : Kinshasa : ENVOL exige la libération de ses membres interpellés ce lundi et l’ouverture d’une enquête pour que lumière soit faite
Le parti ENVOL a tenu un point de presse ce lundi 27 avril 2026 à Kinshasa pour dénoncer des incidents survenus lors d’une action de sensibilisation organisée sur l’avenue Mondjiba, dans la commune de Kintambo.
Commentant la même actualité, 7sur7.cd est également revenu sur l’arrestation des militants de ce parti d’opposition, affirmant qu’ils ont été arrêtés alors qu’ils menaient une campagne traduite « Kinshasa eza fulu te ! Le Congo n’est pas une poubelle à louer ! », visant à protester contre la politique d’accueil en République démocratique du Congo des migrants refoulés des États-Unis ainsi que des ressortissants afghans ayant collaboré avec les forces américaines.
Le confrère explique le parti affirme que la manifestation aurait été dispersée de manière musclée par des éléments de la Garde républicaine, une unité pertinente de l’armée. Deux cadres, Me Nicolas Lenga et M. Merci Manzengo, auraient été interpellés dans des conditions jugées inacceptables par le parti.
« Ils ont été dénudés, violemment frappés, puis conduits vers une destination inconnue. Ils seraient actuellement détenus dans les cachots de la Garde républicaine au camp Tshatshi », a déclaré la porte-parole, appelant à leur libération immédiate.
Fin de la mission de terrain de James Swan au Nord-Kivu et en Ituri
« Mission accomplie pour James Swan : la MONUSCO réaffirme ses priorités », c’est le titre que l’on peut lire ce matin en manchette d’Infos 27.
Le rapport quotidien que le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a bouclé sa tournée d’évaluation dans les zones de conflit. Au terme de son périple, James Swan a tenu à rassurer les populations civiles sur le maintien de l’engagement de la mission onusienne, malgré le processus de désengagement en cours.
Actualite.cd souligne que le diplomate onusien a particulièrement insisté sur l’efficacité du mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu à Goma. Pour James Swan, le renforcement de ce mécanisme est le verrou indispensable pour éviter de nouveaux embrasements sur les lignes de front. Cette mission a également permis de réitérer le soutien de la MONUSCO aux processus de paix régionaux, notamment celui de Luanda.






