L’UDPS conteste les accusations formulées par l’opposition sur l’implication de la Force du progrès, mouvement des jeunes proches de ce parti politique, dans les violences à la suite de la manifestation organisée vendredi 12 juin à Kinshasa par la Coalition 64 (C64) contre un éventuel changement de la Constitution et la proposition de loi sur l’organisation du référendum.
S’exprimant après les incidents survenus aux abords du Palais du Peuple, le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a mis en doute la version des faits présentés par les organisateurs de la manifestation.
Le secrétaire général de l’UDPS a également rejeté les accusations impliquant la « Force du progrès », groupe souvent présenté comme proche du parti présidentiel.
Selon lui, les violences prononcées par l’opposition auraient été attribuées à un tort à ce mouvement.
Il soutient que « certains individus ont été utilisés pour alimenter les accusations portées contre les partisans du pouvoir ».
L’UDPS dénonce une « stratégie de provocation »
Selon Augustin Kabuya, l’opposition avait initialement annoncé un sit-in devant le Palais du Peuple et non une marche.
L’ancien député estime que certains acteurs politiques ont tenté de provoquer une réaction des autorités afin de créer un incident politique.
« J’ai passé toute ma jeunesse dans l’opposition. Je sais comment on pousse un régime à la faute », at-il déclaré, affirmant que les événements observés vendredi ont été planifiés de longue date.
Des bilans contestés
Réagissant aux informations faisant état de morts et de blessés lors de la dispersion de la manifestation, Augustin Kabuya a contesté ce bilan.
Il affirme qu’aucun élément ne permet, à ce stade, de confirmer les bilans avancés par certains responsables de l’opposition.
Le dirigeant de l’UDPS accuse également certains acteurs d’avoir diffusé de fausses images sur les réseaux sociaux pour illustrer des violences présumées.
La manifestation de vendredi, initialement annoncée sous la forme d’un sit-in, avait été interdite par les autorités provinciales. Des coups de feu et des gaz lacrymogènes ont été signalés lors de la dispersion des manifestants aux abords du Palais du Peuple.
Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle du gouvernement n’avait encore été enregistrée.






